OTTAWA – Le président du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes a déclaré qu’il voulait mettre les consommateurs au centre des décisions de son organisation de régulation.

Jean-Pierre Blais a indiqué qu’il veut rebâtir la confiance des consommateurs envers le CRTC.

Il croit que la population est sceptique à l’endroit du Conseil, qui est responsable de réglementer et de superviser les systèmes de télédiffusion et de télécommunication du pays.

Dans un discours devant la section canadienne de l’Institut international des communications, M. Blais a reconnu lundi, que le CRTC avait du travail à faire pour regagner la confiance du public.

M. Blais a indiqué que le CRTC placerait les Canadiens au centre de ses préoccupations.

Le Conseil a récemment rejeté la transaction d’une valeur de 3,4 milliards de dollars de Bell qui voulait mettre la main sur Astral Media, affirmant que ce n’était pas dans l’intérêt des Canadiens.

«C’est important d’écouter les Canadiens, a-t-il dit lors du discours. Je les écouterai pour savoir ce qu’ils pensent du travail que nous effectuons. Les médias sociaux offrent à la population l’occasion d’exprimer leurs pensées et ils ne se gênent pas pour les partager.»

M. Blais a souligné que les familles canadiennes dépensent en moyenne 2100 dollars par année dans les services de communications.

«C’est la sixième plus grosse dépense des familles. Cela représente presque le montant qu’elles dépensent en soins de santé, a-t-il illustré. Quand je parle des consommateurs, je ne fais pas seulement référence aux individus. Les entreprises de toutes les tailles reposent sur les systèmes de communication pour servir leurs clients et pour aider leurs employés à être productifs au travail.»

Le président a fait valoir que la décision du CRTC de demander aux consommateurs de participer à l’élaboration d’un code obligatoire, qui couvrirait les services de cellulaires et les autres systèmes sans-fil, est un bon exemple de sa nouvelle orientation. Selon lui, les consommateurs ont clairement exprimé que leurs factures mensuelles étaient confuses et contradictoires.

Il a noté que le commissaire aux plaintes concernant les services de télécommunications en a reçu près de 8000 pour les services sans-fil. Cela représente plus de 60 pour cent des plaintes reçues.

Le CRTC ne veut pas être un organisme de réglementation puissant, a dit M. Blais, ajoutant qu’il devrait être l’exception plutôt que la règle.

Bell (TSX:BCE) n’est pas en accord avec la décision du Conseil de rejeter la transaction avec Astral, et il a demandé au gouvernement fédéral d’intervenir, mais Ottawa ne semble pas en avoir l’intention.

Le CTRC a déclaré que si la transaction était acceptée, BCE aurait contrôlé près de 45 pour cent de la programmation télévisuelle anglophone et près de 35 pour cent du contenu francophone.

M. Blais occupe ce poste depuis le mois de juin et son mandat se termine en 2017.

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