VAL-D’OR, Qc — Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, aimerait que les évaluations environnementales de projets miniers se fassent plus rapidement pour aider le Québec à être un joueur plus compétitif dans cette filière.

Le leader caquiste a formulé ce souhait après avoir rencontré la direction d’une entreprise aurifère de Val-d’Or, lundi après-midi.

«Quand je rencontre les compagnies minières, c’est unanime. Si on leur demande un changement qu’on peut faire pour les aider, c’est de réduire les délais d’autorisation, entre autres en environnement, et avoir des réponses plus rapides du ministère des Ressources naturelles», a-t-il exposé.

Il a fait valoir que cet objectif peut être atteint sans faire de compromis en matière de normes environnementales.

«Ce qu’on veut dire, c’est que les délais sont trop longs. On ne parle pas de réduire les exigences, on parle de réduire les délais», a-t-il plaidé lorsqu’on lui a demandé si les exigences du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement étaient trop élevées (BAPE)

«Dans le secteur minier, les délais se comptent en années au Québec alors qu’ailleurs dans le monde, ils se comptent en nombre de mois», a-t-il déploré.

Selon François Legault, le temps requis pour mesurer le niveau d’acceptabilité sociale ne se calcule pas en années.

Et s’il faut embaucher des fonctionnaires pour accélérer le processus, «on va embaucher des fonctionnaires dans certains ministères».

Mais il faut les transférer en région «pour être certain que les gens qui viennent répondre aux questions des entreprises sachent de quoi ils parlent», a insisté le chef caquiste.

Le dirigeant de la CAQ a par ailleurs soutenu, au cours de la même mêlée de presse, que la législation en matière de protection des milieux humides devrait être assouplie.

Car en ce moment, elle entrave le développement dans des régions comme celle de l’Abitibi, a-t-il déploré.

«Il y a des Québécois de toute provenance qui sont prêts à venir ici, mais il n’y a pas de logements! C’est quand même incroyable qu’à Val-d’Or, on ne soit pas capable d’offrir de logements et qu’il y ait des emplois à 100 000 $ par année», a-t-il lâché.

Un journaliste local lui a alors fait remarquer que l’enjeu de la protection des milieux humides entrait en ligne de compte dans les problèmes de développement de projets résidentiels.

«Ça, c’est un autre problème aussi», s’est-il exclamé.

«Est-ce que les règlements manquent de bon sens quand il s’agit des milieux humides? Actuellement, tout le monde m’en parle dans à peu près toutes les villes au Québec», a indiqué le chef Legault.

«Donc il y a peut-être des ajustements à faire du côté des milieux humides», a-t-il conclu.

Un peu plus tard, dans un rassemblement militant, les maires de deux villes de la circonscription — dont Sébastien D’Astous, un ancien candidat de la CAQ — lui ont donné raison en réclamant des assouplissements à la législation.

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