Ottawa cherche à apaiser l’indignation en ordonnant aux fonctionnaires d’être plus critiques avant d’approuver du financement et des services pour les membres de familles d’anciens combattants, surtout si ces proches ont été reconnus coupables de crimes graves.

Cette directive fait suite au tollé provoqué par Anciens Combattants Canada en payant le traitement du syndrome de stress post-traumatique (SSPT) d’un homme d’Halifax reconnu coupable d’avoir tué une policière qui n’était pas en service.

Il a été révélé le mois dernier que le ministère fédéral défrayait les séances de Christopher Garnier avec un psychologue parce que son père est un ancien combattant qui a lui aussi reçu un diagnostic de SSPT.

Christopher Garnier avait été reconnu coupable, en décembre, du meurtre de Catherine Campbell, une policière de Truro âgée de 36 ans. Il avait jeté le corps de sa victime dans un bac de compostage.

Le ministre des Anciens Combattants, Seamus O’Regan, s’était engagé à examiner le processus décisionnel derrière cette affaire. Mardi, il a déclaré devant la Chambre des Communes qu’il ordonnait aux fonctionnaires de «veiller à ce que les services reçus par un membre de la famille d’un ancien combattant soient liés au travail des anciens combattants au sein des forces armées et, si ce n’est pas le cas, que le dossier soit révisé par un haut fonctionnaire».

Cependant, il n’a pas été précisé si cette nouvelle directive allait s’appliquer au cas controversé de Christopher Garnier. Le ministre a refusé de discuter de ce dossier particulier en citant la protection des renseignements personnels.

«La politique est de fournir un examen minutieux de toutes les décisions futures, a déclaré M. O’Regan à sa sortie de la chambre. Toutes les décisions futures auront désormais un niveau de surveillance élevé lorsqu’on a affaire à des circonstances particulières comme celle-ci.»

Du même coup, le ministre rappelle que le Service correctionnel du Canada doit fournir aux détenus sous responsabilité fédérale des soins de santé essentiels et un accès raisonnable à des soins de santé mentale.

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