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QUÉBEC — Le député de Matane-Matapédia, Pascal Bérubé, prendra les rênes de l’opposition péquiste, le temps nécessaire pour trouver un successeur à Jean-François Lisée, ce qui ne se produira probablement pas avant 2020.

Réunis mardi à Québec, les neuf députés péquistes ayant échappé à la vague caquiste la semaine dernière ont choisi de confier à M. Bérubé le rôle de chef parlementaire par intérim de leur petit groupe.

Il n’aura pas la tâche facile, puisque le Parti québécois (PQ) est passé de 28 à neuf sièges le 1er octobre, jour du scrutin, troquant sa position d’Opposition officielle pour celle, mois enviable, de troisième groupe d’opposition, derrière le Parti libéral du Québec (PLQ) et Québec solidaire (QS).

En conférence de presse, M. Bérubé, qui devient chef à l’âge de 43 ans, a affirmé cependant que le PQ n’avait pas dit son dernier mot quant à son statut à l’Assemblée nationale.

Le PQ mise sur deux demandes de contestations judiciaires des résultats du 1er octobre, dans Ungava, mais surtout Gaspé, pour augmenter sa représentation en Chambre, qui pourrait passer à 10 — et ainsi égaler celle de Québec solidaire — voire à 11 et devenir le deuxième groupe d’opposition.

Dans un autre dépouillement judiciaire, le PQ a obtenu mardi soir la confirmation de la victoire de son candidat, Joël Arseneau, avec 15 voix de majorité, aux îles-de-la-Madeleine.

Le seuil requis pour former un groupe parlementaire reconnu à l’Assemblée nationale, accompagné de privilèges et de ressources plus importantes, a été fixé à 12 sièges ou 20 pour cent du vote. Or, le PQ a raflé 17 pour cent du vote populaire, soit près de 700 000 personnes.

Déjà, des négociations préliminaires avec le futur gouvernement Legault laissent croire à une ouverture éventuelle à un statut se rapprochant de celui de groupe parlementaire reconnu.

Chose certaine, «ce serait une bonne chose pour la démocratie», selon lui, et «un beau geste» de la part du futur gouvernement.

Il existe d’ailleurs des précédents, a noté M. Bérubé, rappelant qu’en 2009 l’Action démocratique avait «entre 16 et 17 pour cent et avait obtenu des avantages considérables», notamment un temps de parole en Chambre supérieur à son poids réel.

La voix exprimée par ceux qui ont voté pour le PQ le 1er octobre doit être «pleinement entendue» à l’Assemblée nationale, a-t-il fait valoir.

Les négociations vont donc se poursuivre au cours des prochaines semaines, d’ici le début de la prochaine session parlementaire attendu à la mi-novembre.

Pour le seconder dans sa tâche et diriger son cabinet, le nouveau chef parlementaire du PQ a choisi une jeune femme de 31 ans, Laurie Comtois, qui a déjà été l’attachée de presse de la députée de Joliette et ex-ministre Véronique Hivon.

L’exécutif national du PQ doit se réunir en novembre pour faire le bilan de la dernière élection.

La définition des règles de la prochaine course au leadership et le choix de l’échéance seront fixés plus tard, à une date indéterminée, probablement en 2019.

«On veut se donner du temps», a dit Véronique Hivon, en refusant de dire si elle allait faire partie de la prochaine course.

Le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, a abondé dans le même sens, refusant de se commettre dès maintenant.

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