MONTRÉAL – Le bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) demeure confiant d’avoir fait le bon choix en nommant Me Marie-Hélène Giroux comme procureure de la Couronne au Bureau de lutte à la corruption et à la malversation (BLCM), malgré les questions soulevées à son endroit.

Le conjoint et associé de Me Giroux, Me Clément Monterosso, a notamment représenté le présumé parrain de la mafia montréalaise, Vito Rizzuto, lorsque celui-ci tentait d’éviter son extradition vers les États-Unis pour y être jugé dans une affaire de triple meurtre.

Me Monterosso a mené la cause jusqu’en Cour suprême mais son client a perdu et a été jugé et condamné aux États-Unis, d’où il a été libéré récemment.

Le porte-parole du DPCP, Me René Verret, fait valoir que l’État a obtenu les garanties qu’il souhaitait à l’égard de Me Giroux, qu’elle a fait l’objet d’une enquête d’habileté sécuritaire et a également franchi avec succès toutes les étapes d’un «processus d’embauche très rigoureux.»

Il ajoute que chaque avocat est régi par son code de déontologie et doit prêter serment lors de son embauche, des éléments qu’il ne faut pas prendre à la légère, rappelle-t-il.

Me Verret souligne que le DPCP ne fait pas du recrutement au même titre qu’un cabinet privé d’avocats, mais que le processus d’embauche est public, de sorte que tout avocat qui souhaite postuler pour un tel emploi peut le faire.

Il souligne de plus que le DPCP prend des mesures pour s’assurer que ses employés ne se retrouvent pas en situation de conflit d’intérêts. Bien que l’organisme ne puisse se prononcer sur le cas du conjoint de Me Giroux, il estime avoir pris les précautions requises pour s’assurer que celle-ci ne soit pas en conflit d’intérêts.

Marie-Hélène Giroux est avocate depuis 1989 et jouit d’une réputation impeccable. Elle détient un doctorat en droit international et a longtemps enseigné au niveau universitaire.

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