Sean Kilpatrick Stephen Harper. Sean Kilpatrick / La Presse Canadienne

CHANDIGARGH, Inde – Stephen Harper adopte deux approches distinctes pour courtiser les Indiens et stimuler les échanges commerciaux entre le Canada et la plus importante démocratie du monde: le discours sérieux d’un premier ministre et les échanges informels d’un visiteur autour d’un plat épicé.

Le ton détendu était à l’honneur mercredi soir, alors que le premier ministre canadien s’est arrêté à une cantine située le long d’un trottoir pour casser la croûte à Chandigargh, la capitale du Pendjab.

Il a frappé ses genoux à l’aide de ses mains pendant qu’un groupe de danse traditionnelle tourbillonnait en chantant autour de lui.

Stephen Harper était entouré de représentants de la communauté indo-canadienne et de quelques membres de la délégation de gens d’affaires qui l’accompagnaient pour cette portion de sa visite officielle en Inde.

Les liens personnels et familiaux entre le Canada et l’Inde sont considérés comme une carte de visite exceptionnelle pour ceux qui souhaitent une croissance du commerce bilatéral entre les deux nations.

Évidemment, une visite en Inde, pays d’origine de nombreux néo-Canadiens, risque aussi de s’avérer fort bénéfique pour les intérêts nationaux de Stephen Harper.

Les conservateurs ont remporté plusieurs circonscriptions grâce au soutien de la communauté indo-canadienne, incluant Brampton-Ouest, représentée par Kyle Seeback, qui était aux côtés de son chef pour cette visite en sol indien.

Les discussions plus sérieuses sur les échanges commerciaux ont eu lieu dans le cadre d’une série de rencontres avec des représentants du gouvernement indien, mais aussi lors d’un discours livré par M. Harper au Forum économique mondial, mercredi matin, à proximité de New Delhi.

Le premier ministre a exposé les raisons pour lesquelles le commerce entre le Canada et l’Inde devrait d’être nettement plus vigoureux. L’Inde a besoin d’énergie, le Canada en a à revendre. L’Inde a besoin de développer son réseau d’éducation, le Canada sait comment le gérer. Mais surtout, le Canada doit élargir ses horizons: il ne peut plus se contenter des marchés américain et européen.

Stephen Harper a également prévenu, peu subtilement, que l’Inde serait perdante si elle se montrait réticente aux échanges commerciaux et aux investissements.

Les échanges bilatéraux entre le Canada et l’Inde atteignent actuellement un maigre 5,2 milliards $. Les deux pays ont affirmé qu’ils aimeraient voir ce montant passer à 15 milliards $ d’ici 2015.

Ottawa et New Delhi planchent toujours sur une entente de protection des investissements et de libre-échange.

La dernière étape de Stephen Harper sera Bangalore, la troisième ville en importance sur le plan démographique en Inde et la capitale des nouvelles technologies et de l’économie du savoir.

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