TORONTO – La majorité des enseignants du secondaire de l’Ontario ont remis à plus tard des moyens de pression qui prévoyaient notamment un boycottage des réunions de personnel et de certains examens.

La Fédération des enseignantes/enseignants des écoles secondaires de l’Ontario (FEÉSO) avait recommandé à ses membres, qui sont en position de déclencher une grève légale, d’avoir recours dès mercredi à des moyens de pression «administratifs». Ce mot d’ordre a toutefois été annulé mardi soir, le syndicat demandant à ses membres de reporter pour l’instant à dimanche soir ces moyens de pression.

Le président du syndicat, Ken Coran, a indiqué par voie de communiqué tard mardi que les négociations se poursuivent entre la FEÉSO et le gouvernement pour en arriver à une entente.

La FEÉSO, qui représente quelque 60 000 membres, compte parmi les trois syndicats en furie contre la nouvelle loi antigrève adoptée par le gouvernement libéral minoritaire, qui tente de réduire l’énorme déficit budgétaire de l’État. Cette loi réduit aussi les avantages sociaux des enseignants et gèle les salaires de certains des enseignants les plus anciens.

Adoptée avec l’appui de l’opposition conservatrice, la loi permet au gouvernement ontarien d’imposer sa propre convention collective s’il n’aime pas celle conclue entre les syndicats et les conseils scolaires.

Quatre syndicats contestent la validité de cette loi devant les tribunaux, estimant qu’elle est anticonstitutionnelle et qu’elle brime leur droit à la négociation.

Aussi dans National :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!