OTTAWA – Six ans après avoir annoncé une entente d’exclusivité pour l’achat de 15 hélicoptères de combat, et trois ans après avoir signé le contrat, le gouvernement Harper a finalement rencontré des représentants de la société Boeing afin de discuter du coût d’entretien des appareils.

Ces négociations surviennent au moment où le Département de la défense des États-Unis a annoncé avoir choisi General Dynamics Canada comme compagnie responsable de l’entretien en ingénierie des hélicoptères CH-147F, qui permettent le transport des troupes et de l’équipement.

Selon des documents internes, les forces de l’air souhaitaient la conclusion d’une entente lors de l’été 2011 et avaient mentionné que le contrat d’entretien représentait un risque majeur et l’une des incertitudes dans le programme de 4,9 milliards $.

L’achat de Chinook, qui devaient appuyer les troupes canadiennes en Afghanistan, n’avait pas reçu le feu vert de l’ancienne vérificatrice générale Sheila Fraser il y a deux ans, en raison des délais et d’une hausse de 70 pour cent du prix de ces appareils entre 2006 et 2010.

Selon le colonel Carl Doyon, la personne responsable du programme, le contrat d’entretien ne pouvait être négocié avant que Boeing ait complété ses engagements envers le gouvernement canadien, une étape franchie que récemment.

Le fait que le gouvernement n’a commencé que récemment à négocier effraie l’opposition, qui croit que l’entente d’exclusivité du gouvernement Harper a laissé les contribuables dans une position de négociation peu avantageuse.

Lors d’une récente entrevue accordée à La Presse Canadienne, le colonel Doyon s’est dit confiant d’en arriver à une entente respectant le budget prévu par le gouvernement.

Matthew Kellway, du NPD, a toutefois déclaré que la dernière fois que le gouvernement Harper a emprunté cette route, il a obtenu moins qu’espéré lors de l’achat d’avions de transport de type C-130J.

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