Darryl Dyck / La Presse Canadienne

MONTRÉAL — Malgré plusieurs séances de négociation, le Syndicat des travailleurs et travailleuses des Postes (STTP) a finalement adressé, mardi après-midi, son préavis de grève à Postes Canada.

Il donne toutefois un préavis plus long que celui de 72 heures qui avait été évoqué jusqu’ici, soit jusqu’à la nuit de dimanche à lundi prochain.

Une éventuelle grève pourrait donc être déclenchée lundi à 00h01, si des progrès notables ne sont pas réalisés d’ici là aux tables de négociation, a prévenu le syndicat.

Fait à noter, il ne s’agirait pas d’une grève générale illimitée, mais bien de grèves tournantes.

Le Syndicat des travailleurs et travailleuses des Postes, qui, au Québec, est affilié à la FTQ, n’a pas encore fait connaître les modalités de ces éventuelles grèves tournantes. Dans le passé, celles-ci variaient selon les jours et les provinces ou régions, de façon tournante.

«Nous avons de nos membres un mandat de grève clair si Postes Canada refuse de régler les principaux enjeux, comme la santé et la sécurité, l’égalité hommes-femmes et le maintien d’emplois à plein temps de la classe moyenne», a affirmé le président national du STTP, Mike Palecek, dans un bulletin interne.

Il se défend de vouloir faire la grève et assure vouloir mettre tous les efforts pour renouveler la convention collective des quelque 50 000 facteurs au pays.

«Notre objectif est toujours de négocier des conventions collectives sans avoir recours à la grève. Postes Canada a l’occasion cette semaine de faire ce qui s’impose pour y parvenir», a-t-il ajouté.

Dans un communiqué publié en fin de journée, mardi, Postes Canada a dit comprendre les «inquiétudes» des citoyens et travailler «très fort pour conclure ces négociations rapidement».

«Postes Canada a présenté au STTP des offres significatives qui comprennent des augmentations de salaire, la sécurité d’emploi et des avantages sociaux améliorés, et n’a demandé en retour aucune concession ni recul», s’est défendu l’employeur.

Postes Canada affirme que dans l’éventualité de grèves tournantes, les clients «pourraient constater des retards mineurs».

Les principaux points en litige portent sur la sécurité d’emploi, l’élimination des heures supplémentaires obligatoires, la charge de travail, les questions de santé et sécurité, de même que le développement d’autres services pour les facteurs en milieu rural et semi-urbain.

Le syndicat compte quelque 50 000 membres au pays, soit 42 000 facteurs en milieu urbain et 8000 en milieu rural ou semi-urbain.

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