La Presse Canadienne

SYDNEY, N.-É. — Ashley MacIsaac dit qu’il a passé 25 ans à se sentir comme un criminel, mais que cette période est maintenant terminée.

Le violoniste de 43 ans né au Cap-Breton propage sa musique celtique infusée au rock à travers le pays depuis des décennies et, au fil des ans, il a souvent consommé du cannabis.

«Je faisais des choses qui, à mon avis, rendraient les gens heureux — c’est ce que vous faites en tant qu’artiste — mais en même temps, je devais me considérer comme un criminel», a dit MacIsaac lors d’un entretien téléphonique depuis Sydney River, en Nouvelle-Écosse.

Le virtuose était le premier en file à la porte de la succursale de la Société des alcools de la Nouvelle-Écosse qui, mercredi, devait devenir le seul endroit légal où acheter de la marijuana à des fins récréatives sur l’île du Cap-Breton, alors que la légalisation se répandait dans tout le pays.

«Je n’ai plus besoin d’être un criminel, et c’est un sentiment formidable, a-t-il déclaré. Et mon nouveau revendeur est le premier ministre!»

Le Canada s’est embarqué dans une nouvelle ère de cannabis récréatif légal mercredi. Le gouvernement fédéral doit également profiter de l’occasion pour aider les Canadiens à obtenir plus facilement un pardon pour quelque chose qui n’est plus illégal.

MacIsaac a été arrêté en Saskatchewan en juillet 2001 et accusé de possession, mais il a obtenu quelques mois plus tard une absolution inconditionnelle de la part de ce qu’il a appelé «un juge très prévenant et compréhensif».

«C’était pour une si petite quantité (…) J’ai été arrêté pour presque rien, a-t-il dit. Mais ce genre de chose ne devrait plus arriver.»

MacIsaac a passé une nuit froide à l’extérieur de la SANÉ, mais mercredi matin, une demi-douzaine d’autres clients faisaient la file avec lui. Il a dit que l’atmosphère était festive.

«Les gens semblent très sympathiques, heureux et enthousiastes à l’idée de voir se terminer une interdiction attendue depuis longtemps», a-t-il expliqué.

MacIsaac a déclaré qu’il espérait présenter ses propres produits à base de cannabis, mais que pour l’instant il adopte une vision à long terme au fur et à mesure que le marché national se dessine.

«J’espère qu’un jour, tout comme vous pouvez acheter un vin Wayne Gretzky, vous pourrez acheter une marijuana de marque Ashley MacIsaac», a-t-il lancé.

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