Lia Levesque / La Presse Canadienne

Ottawa accorde une aide de 12 millions $ pour aider une entreprise à extraire le magnésium des résidus de mines d’amiante fermées, malgré les avertissements des responsables de la santé publique du Québec, qui jugent que les protections en milieu de travail de la province sont encore défaillantes.

Le financement fédéral accordé à Alliance Magnésium intervient un jour après qu’Ottawa eut décrété une interdiction nationale contre l’utilisation, l’importation et l’exportation de l’amiante, qui prévoit une exemption pour les résidus miniers.

Alliance Magnésium a mis au point une technologie permettant d’extraire le magnésium de plus de 800 millions de tonnes de résidus d’amiante situés à proximité des mines actuellement fermées des villes de Thetford Mines et d’Asbestos.

Le président de l’entreprise, Joel Fournier, a expliqué à La Presse Canadienne que la technologie impliquait la destruction, à l’aide d’acide, de l’amiante toujours présente dans les résidus, et que les travailleurs étaient bien protégés pendant le processus.

Cependant, les directeurs de la santé publique des 18 régions sanitaires du Québec ont averti la ministre de l’Environnement, Catherine McKenna, plus tôt cette année, qu’il était risqué d’exempter les résidus de mines de l’interdiction de l’amiante sans respecter des normes de sécurité adéquates.

La norme québécoise, disent-ils, permet une exposition à l’amiante 10 fois supérieure à la norme nationale et 100 fois supérieure à celle de nombreux pays européens.

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