Darryl Dyck / La Presse Canadienne

MONTRÉAL — Une grève pourrait être déclenchée dès la nuit de dimanche à lundi chez Postes Canada, si aucune entente n’intervient dans la journée.

Le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP) a déposé son préavis de grève plus tôt cette semaine, après dix mois de négociations pour renouveler les conventions collectives.

En après-midi, le STTP a annoncé par voie de communiqué que les premières villes touchées par ce mouvement de grève seront Victoria, Edmonton, Windsor et Halifax. La grève s’amorcera lundi à 0 h 01 (heure locale) dans les trois premières villes et à 1 h 01 dans la capitale néo-écossaise.

L’arrêt de travail dans ces quatre endroits sera de 24 heures. Les villes touchées changeront chaque jour car le STTP a prévenu qu’un éventuel arrêt de travail prendrait la forme d’une série de grèves tournantes qui toucheraient une province ou région du pays, variant selon les journées.

Lise-Lyne Gélineau, présidente de la section montréalaise du STTP, explique que les membres ne souhaitent pas débrayer, mais que «la balle est dans le camp» de l’employeur.

Tandis que la popularité grandissante du magasinage en ligne s’est accompagnée d’une charge de travail accrue pour les facteurs, la partie patronale a refusé samedi une nouvelle proposition concernant notamment l’évaluation de leurs itinéraires selon le volume de courrier, rapporte-t-elle.

Dans un courriel transmis à La Presse canadienne dimanche, la société d’État s’est à nouveau défendue en affirmant répondre «à de nombreux enjeux soulevés par le syndicat» et avoir déjà «déposé une offre significative qui comprend des augmentations de salaire, la sécurité d’emploi et l’amélioration des avantages sociaux, et qui ne demande aucune concession».

Mme Gélineau objecte que le ton conciliant de Jessica McDonald, la présidente-directrice générale par intérim de Postes Canada, ne se traduit pas par une véritable ouverture à la table de négociation.

Postes Canada a déclaré que s’il devait y avoir grève, ses activités se poursuivraient avec de possibles «retards mineurs». Le syndicat s’est pour sa part engagé à livrer tout de même les chèques de pension et d’aide sociale, comme il l’a fait dans le passé.

Le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes, qui au Québec est affilié à la FTQ, compte quelque 50 000 membres au Canada, dont 42 000 facteurs urbains et 8000 facteurs ruraux ou suburbains.

Aussi dans National :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!