Fred Chartrand/La Presse canadienne George Elliott Clarke

MISSISSAUGA, Ont. — Certains écrivains canadiens applaudissent un conseil scolaire ontarien qui a affirmé que «Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur» («To Kill A Mockingbird») ne devait être enseigné que dans une lorgnette critique «anti-oppression».

Les auteurs font valoir qu’il est important que les étudiants voient leur identité reflétée dans les documents sur lesquels ils travaillent en classe d’anglais.

Le conseil scolaire du district de Peel a déclaré vouloir exposer les élèves à des textes d’auteurs divers sur l’appartenance ethnique et l’injustice afin de mettre à jour son programme d’enseignement de l’anglais. Il a envoyé une note en ce sens aux directeurs et chefs de département d’anglais.

La note indique que si les enseignants choisissent d’utiliser le roman classique de Harper Lee dans leurs plans de cours, cela doit être fait avec un œil critique.

Le roman a été publié en 1960 et explore les inégalités raciales dans une petite ville de l’Alabama par l’entremise d’un procès d’un homme noir faussement accusé d’avoir violé une femme blanche, tel que raconté par la fille de l’avocat blanc responsable de la défense de l’accusé.

Le poète afro-canadien George Elliott Clarke a fait valoir que les textes enseignés aux étudiants sur le racisme devraient avoir des personnages principaux de couleur, car ceux-ci valident et concentrent les expériences d’oppression.

Poleen Grewal, directrice adjointe des services de soutien à l’éducation et à l’équité au conseil scolaire, a envoyé la note de service et a affirmé que le roman serait enseigné de manière à analyser l’impact du fait que l’enjeu du racisme est brossé par une écrivaine blanche et comment cela laisse en plan la perspective de ceux ayant véritablement expérimenté le racisme.

L’écrivain sino-canadien Wayson Choy a dit être aussi d’avis que «To Kill a Mockingbird» devrait être enseigné avec une approche plus critique et une mise en contexte importante, étant donné que le racisme est abordé différemment aujourd’hui qu’il l’était il y a plus de 50 ans.

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