Justin Tang Justin Tang / La Presse Canadienne

OTTAWA — Le chef conservateur Andrew Scheer a marqué dimanche le compte à rebours d’un an avant les élections fédérales de 2019 en ciblant le bilan du gouvernement libéral en matière de taxes sur le carbone, d’éthique et de déficits budgétaires.

S’exprimant devant des partisans du Parti conservateur lors d’un rassemblement à Ottawa, M. Scheer a prédit une campagne sale et soutenu que le premier ministre Justin Trudeau serait le premier chef à y aller d’attaques personnelles.

«Ça va s’empirer, a-t-il dit. Cela va devenir laid.»

Mais lui-même ne s’est pas montré avare de commentaires négatifs en lançant une attaque tous azimuts contre le gouvernement Trudeau.

«Dans seulement un an, nous allons mettre un terme au mandat d’échecs. Vous vous souvenez de ce qu’il a promis en 2015. Il a été élu en s’engageant à aider la classe moyenne, à diriger un gouvernement propre et éthique, à accuser des déficits petits et temporaires et à améliorer la position du Canada à l’étranger. Il a échoué sur tous ces plans et plus encore», a-t-il lancé.

M. Scheer a également déclaré à ses partisans que M. Trudeau aura, dans son camp, médias, experts et universitaires — tous ces gens qui veulent dire aux Canadiens comment dépenser leur argent et vivre leur vie.

Les conservateurs devraient s’attarder particulièrement au plan central de la taxe sur le carbone du gouvernement Trudeau et sur sa gestion des finances publiques, ayant produit des déficits presque deux fois plus importants que ce que les libéraux avaient promis lors des élections de 2015.

Il a notamment porté son attention sur la taxe sur le carbone qu’il a qualifiée de «plan de revenus» pour remplir les coffres gouvernementaux et sur les questions éthiques, faisant valoir que même le premier ministre Trudeau avait fait l’objet d’une réprimande du commissaire aux conflits d’intérêt et à l’éthique.

Le discours de campagne de M. Scheer a également attiré l’attention sur d’autres domaines qu’il considère comme des vulnérabilités libérales, incluant le projet avorté d’oléoduc Énergie Est qui devait acheminer le brut de l’Alberta vers l’est en passant par le Québec, et un nouvel accord de libre-échange États-Unis-Mexique-Canada n’offrant aucun gain pour le Canada selon lui.

M. Scheer a aussi noté que la droite profitait d’un bel élan au Canada; la preuve en est selon lui les récentes victoires électorales des progressistes-conservateurs en Ontario et des caquistes au Québec.

«Nous comptons sur de plus en plus d’alliés dans les cabinets de premier ministre dans tout le monde. Cela va nous aider à faire partager nos idées sur les taxes plus basses, un gouvernement plus petit et une plus grande liberté individuelle d’un océan à l’autre.»

La nouvelle recrue conservatrice, la députée Leona Alleslev, qui a déserté le caucus libéral, avait contribué à réchauffer la foule avant l’arrivée de M. Scheer. «Je suis un peu en retard, mais il vaut mieux tard que jamais», a-t-elle lancé.

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