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OTTAWA — L’organisme de surveillance des élections du Canada recherche trois spécialistes pour analyser les médias sociaux quant aux menaces pesant sur l’intégrité des prochaines élections fédérales, une décision qui fait suite aux preuves troublantes d’une ingérence russe dans l’élection présidentielle américaine de 2016.

Dans un avis de recrutement publié lundi, le commissaire aux élections fédérales affirme que ces experts seraient appelés à recueillir et examiner méthodiquement le contenu de médias sociaux, blogues, forums de discussion, babillards électroniques, et sites de partage de vidéos et d’images.

Le bureau du commissaire est chargé de veiller au respect de la Loi électorale du Canada et sera particulièrement attentif aux tentatives d’utilisation de «fausses informations» et de désinformation pour influencer les électeurs dans la perspective des élections générales de 2019.

Les deux employés contractuels anglophones et un contractuel bilingue, qui doivent commencer à travailler en janvier, ne se contenteront pas de surveiller les flux des médias sociaux, mais feront appel à des compétences analytiques pour faciliter les enquêtes et détecter les risques actuels et futurs.

Ils seront chargés d’informer régulièrement les enquêteurs et la direction sur les tendances en matière de médias sociaux et autres sources d’informations publiques susceptibles d’influer sur le processus électoral.

Les spécialistes pourraient également être appelés à participer aux procédures judiciaires en préparant des preuves électroniques et en accordant des témoignages, indique l’avis de recrutement.

Selon les conditions proposées, chacun de ces experts pourrait travailler jusqu’à 220 jours l’année prochaine et les contrats pourraient être prolongés jusqu’à trois années supplémentaires.

«Nous anticipons que cela sera nécessaire, c’est pourquoi nous l’avons fait ainsi», a affirmé Michelle Laliberté, porte-parole du commissaire.

«Cela renforce ce que nous avons actuellement à l’interne sur une base temporaire», a-t-elle ajouté.

Bien que l’ingérence par les médias sociaux n’ait pas été un problème majeur lors des dernières élections générales au Canada, le bureau du commissaire veut être prêt «sur la base de ce que nous observons dans d’autres pays», a-t-elle indiqué.

Le Centre de la sécurité des télécommunications, l’organisme fédéral de cyberespionnage, a prévenu dans un rapport présenté au gouvernement libéral l’année dernière que les cybermenaces contre les processus démocratiques s’intensifiaient dans le monde entier et que le Canada n’était pas à l’abri.

Le nouveau Centre canadien pour la cybersécurité prévoit prendre le relais et mettre à jour le rapport au début de la nouvelle année.

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