Adrian Wyld/La Presse canadienne Justin Trudeau

VANCOUVER — Des leaders autochtones de la Colombie-Britannique menacent de contester devant les tribunaux l’examen, par l’Office national de l’énergie, des conséquences pour le transport maritime de l’expansion de l’oléoduc Trans Mountain.

Le grand chef Stewart Phillip, de l’Union des chefs autochtones de la Colombie-Britannique, dénonce avec véhémence un projet qui, selon lui, aggravera les changements climatiques, qui contribuent déjà à des incendies de forêt dévastateurs et à des inondations dans la province.

La Cour d’appel fédérale a déterminé en août que l’Office national de l’énergie n’avait pas su examiner l’impact du projet sur l’environnement marin, y compris pour les épaulards résidants du sud de la Colombie-Britannique, en voie de disparition. Le gouvernement fédéral a ordonné à l’Office de réexaminer cette partie du processus avant le 22 février.

Eugene Kung, de l’organisation vancouvéroise West Coast Environmental Law, a soutenu que l’examen était mené de manière précipitée et avec une portée trop restreinte, étant donné qu’il ne couvre qu’environ 12 milles marins (soit environ 22 kilomètres) au large de la Colombie-Britannique, et qu’il entraînera probablement de nouvelles contestations judiciaires de la part des opposants au projet.

M. Kung croit que l’Office national de l’énergie n’a rien appris de la décision du tribunal et répète plusieurs des mêmes erreurs qui l’ont conduit devant la cour la première fois.

Le gouvernement du premier ministre Justin Trudeau a fait l’acquisition pour 4,5 G$ de l’oléoduc Trans Mountain existant et du projet d’agrandissement. M. Phillip a accusé M. Trudeau de n’avoir aucune conscience et de ne pas s’inquiéter des générations futures de Canadiens.

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