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Le Bureau de la sécurité des transports (BST) conclut que le marin étranger qui s’est noyé il y a un an dans le fleuve Saint-Laurent à Trois-Rivières «est tombé par-dessus bord et a perdu la vie en raison d’équipement et de procédures inadéquats».

La disparition du marin, troisième officier à bord du cargo néerlandais Amazoneborg, avait été signalée à la Sûreté du Québec le 29 septembre 2017, alors que le navire était amarré au port de Trois-Rivières.

Le corps du malheureux avait été retrouvé huit jours plus tard par des citoyens sur les berges du fleuve à Champlain, soit une vingtaine de kilomètres en aval.

Dans son rapport d’enquête publié vendredi, le BST a reconstitué le fil probable des événements.

Le troisième officier avait reçu l’ordre de vérifier le tirant d’eau du navire, une opération de routine, mais n’était pas revenu faire rapport.

L’enquête démontre qu’il s’était servi d’une échelle de corde pour aller relever les marques de tirant d’eau au milieu du navire du côté mer.

Or, une telle échelle à plat contre la coque du navire offre peu de surface d’appui pour les mains et les pieds et le BST note qu’elle était «inappropriée pour la réalisation de cette tâche».

De plus, il n’y avait aucun accès sécuritaire à l’échelle à partir du pont, car elle était fixée à la rambarde. L’enquête ne peut toutefois déterminer avec certitude lequel des deux événements s’est produit, c’est-à-dire que l’infortuné pourrait être tombé à l’eau en passant par-dessus la rambarde pour utiliser l’échelle ou pendant qu’il se trouvait dans l’échelle.

Selon le rapport, aucun dispositif de protection contre les chutes n’était en place et le vêtement de flottaison individuel du troisième officier n’a pas été utilisé. De plus, personne n’était sur place pour intervenir en cas d’urgence.

Le BST note que, depuis l’événement, l’exploitant du navire a interdit l’utilisation d’échelles de corde et a remplacé ces dernières par des échelles d’embarquement. L’utilisation d’un dispositif de protection contre les chutes et d’un vêtement de flottaison individuel sont désormais obligatoires, tout comme la présence d’un autre membre d’équipage ayant accès à des bouées de sauvetage et à un système de communications lors de travaux par-dessus bord.

L’Amazoneborg était au port de Trois-Rivières pour prendre livraison d’une cargaison de nickel pour livraison à Pori, en Finlande.

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