Andrew Vaughan / La Presse Canadienne

OTTAWA — L’armée canadienne enquête sur une vague d’incendies et de pannes d’électricité survenus à bord de navires de guerre depuis deux semaines — mais qui ne seraient pas, pour l’instant, liés entre eux.

La Marine royale canadienne a été secouée depuis deux semaines par des incendies sur deux de ses frégates lors d’opérations en mer près de l’Europe. Pendant la même période, une des deux frégates ainsi qu’un navire de défense côtière dans le Pacifique subissaient des pannes de courant.

Dans tous les cas, l’équipage a été en mesure de maîtriser rapidement les incendies et de rétablir le courant. Un officier de la Marine a déclaré que les incidents n’avaient pas fait de blessés et avaient eu peu d’impact sur la mission des militaires.

Le capitaine de vaisseau Trevor MacLean, chef d’état-major du commandant des opérations maritimes, a déclaré que les enquêtes préliminaires n’avaient pas non plus révélé de lien entre les quatre incidents — il s’agirait plutôt d’une coïncidence. Rien n’indique non plus que les problèmes des deux frégates, les NCSM Halifax et Toronto, soient liés à la série d’améliorations techniques apportées aux 12 frégates de la Marine au cours des dernières années, a déclaré le capitaine de vaisseau.

M. MacLean a néanmoins reconnu que le nombre d’incidents était sans précédent et préoccupait grandement la Marine; des enquêtes plus approfondies seront menées au cours des prochaines semaines.

La série d’ennuis a commencé par un incendie dans une salle des machines du Halifax le 26 octobre dernier, alors que la frégate participait à un exercice de l’Alliance atlantique (OTAN) au large des côtes norvégiennes. Un drain obstrué dans un moteur aurait causé l’incendie.

Trois jours plus tard, le NCSM Toronto a connu une panne d’électricité alors qu’il patrouillait au large de la Grande-Bretagne. Le courant a été rétabli, mais un incendie s’est déclaré dans la salle des machines après l’accostage du navire à Belfast, en Irlande. L’incendie aurait pu être provoqué par la panne de courant.

Alors que le Halifax s’en tire sans dommages importants et demeure déployé, le Toronto rentre au Canada, a indiqué M. MacLean. Entretemps, le moteur touché est «mis en quarantaine», ce qui signifie qu’il ne pourrait être utilisé qu’en cas d’urgence.

L’incident le plus récent est survenu lundi, lorsque le navire de défense côtière NCSM Edmonton a lui aussi subi une panne de courant alors qu’il participait à une opération antidrogue menée par les États-Unis dans le Pacifique. Le courant a été rapidement rétabli et l’Edmonton a même intercepté par la suite une cargaison de drogue illégale.

«À ma connaissance, il s’agit de l’accumulation la plus importante (d’incidents) que j’ai vue en si peu de temps», a admis M. MacLean. «Mais ce qui est bien, c’est que nous n’avons pas raté d’opérations.»

Des incendies ont déjà fait par le passé des victimes, et des dégâts considérables, à bord de navires de la Marine canadienne. Le capitaine à la retraite Harry Harsch a déclaré que les incendies qui ont frappé les NCSM Toronto et Halifax n’étaient pas courants, mais il rappelle que «le feu en mer, c’est la chose que tout le monde prend très au sérieux».

Aussi dans National :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!