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Jetlines prévoit établir des activités de transport aérien à faible coût à l’aéroport Saint-Hubert de Longueuil, dans la foulée de la remise à neuf de la piste principale de l’aéroport et de son projet de construction d’aérogare pour passagers.

L’Aéroport Montréal Saint-Hubert Longueuil et Canada Jetlines en ont fait l’annonce, jeudi, indiquant que Jetlines pourrait offrir ses services à la population aussi tôt qu’en 2020.

Le transporteur aérien de Vancouver espère lancer l’été prochain son nouveau service à très faible coût qui desservira également les aéroports secondaires d’Abbotsford, en Colombie-Britannique, de Hamilton, ainsi que l’aéroport international Stanfield de Halifax, en offrant des vols intérieurs et des destinations soleil en hiver. Il prévoit commencer avec deux Airbus A320 et ajouter quatre avions par an.

L’aéroport Saint-Hubert, qui accueille principalement de petits avions privés, a récemment modernisé sa piste, grâce à une contribution fédérale de 13 millions $, et peut accueillir des avions à fuselage étroit aussi gros que le Boeing 737 ou le A320. Il compte également construire un nouveau terminal de passagers.

Jane Foyle, directrice générale de DASH-L, l’organisme à but non lucratif responsable de la gestion de l’aéroport, a salué ce partenariat avec Jetlines visant à offrir des services de transporteur à faible coût dans les régions de Montréal et de la Montérégie.

Mme Foyle a fait valoir que les transporteurs réguliers avaient «un regain d’intérêt pour l’aéroport», ajoutant que son organisme redoublait d’efforts pour obtenir un «statut désigné», notamment en ce qui concerne les exigences pour les vols transfrontaliers auprès de l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) et de l’Administration canadienne de la sûreté du transport aérien (ACSTA).

«Avec cette annonce et cet engagement, nous devrons accélérer les choses», a souligné Mme Foyle.

«Je pense que nous pouvons livrer pour 2020. S’il y a un intérêt à commencer plus rapidement, nous examinons également ce que nous pourrions utiliser à l’aéroport comme installation de type temporaire», a-t-elle ajouté.

Un réseau d’aéroports secondaires

Mme Foyle envisage l’ajout de Saint-Hubert à un réseau national d’aéroports secondaires offrant des tarifs moins élevés pour soutenir l’expansion canadienne de transporteurs à très bas coûts tels que Swoop et Flair Airlines.

«Abbotsford, en Colombie-Britannique, y est déjà. Hamilton est également de la partie, mais sa structure de coûts pourrait ne pas être aussi flexible que la nôtre. Nous allons être financièrement attrayants pour les compagnies aériennes», a-t-elle fait valoir.

Le transporteur à bas prix Flair Airlines a affirmé qu’il examinait les options pour le marché québécois et qu’il n’avait pris aucun engagement ferme envers un aéroport de la province.

Swoop, la filiale de WestJet, a annoncé que l’an prochain, lorsque sa flotte passerait à 10 avions, elle rechercherait des marchés et des aéroports pour ses avions de 189 places.

«Cela pourrait potentiellement inclure le service au Québec, mais je suis incapable de vous le confirmer pour le moment», a dit la porte-parole Karen McIsaac.

Le porte-parole de Porter Airlines, Brad Cicero, a indiqué que la compagnie aérienne établie à l’aéroport Billy Bishop de Toronto ne prévoyait pas modifier son service offert à l’aéroport Montréal-Trudeau.

Selon Mme Foyle, l’aéroport Saint-Hubert peut aussi contribuer à ce que des Québécois ne traversent pas la frontière américaine pour prendre un vol.

«Nous perdons beaucoup de Canadiens qui vont à Plattsburgh et Burlington pour prendre l’avion des aéroports américains, et nous aurions une position stratégique pour tenter de faire revenir ces passagers», a-t-elle soutenu.

Entreprise citée dans cette dépêche: (TSX:WJA)

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