Paul Chiasson Paul Chiasson / La Presse Canadienne

MONTRÉAL — Après maintenant 10 mois en lock-out, les 1030 syndiqués de l’Aluminerie de Bécancour préparent une autre manifestation, cette fois au centre-ville de Montréal, devant les sièges sociaux d’Alcoa et d’Hydro-Québec.

La manifestation doit avoir lieu le 28 novembre, d’abord devant les bureaux du copropriétaire d’ABI, Alcoa, à la Place Ville-Marie, puis les marcheurs se déplaceront au siège social d’Hydro-Québec, non loin de là.

La société d’État est visée parce que l’aluminerie continue d’être exploitée par des cadres, pendant le lock-out, en bénéficiant d’un tarif d’électricité préférentiel. Le contrat avec Hydro-Québec prévoit que l’aluminerie pourra ne pas acheter la totalité de l’hydroélectricité qu’elle s’était engagée à acheter en cas d’«Act of God». Un tel «Acte de Dieu» est généralement associé à une catastrophe imprévisible comme une tornade. Or, le lock-out est considéré comme un «Act of God» dans ce contexte, bien qu’il ait été décrété par la direction.

La manifestation doit réunir non seulement des lockoutés d’ABI, membres du Syndicat des Métallos, mais également des membres d’autres syndicats de la FTQ venus les appuyer. La FTQ compte plus de 600 000 membres; elle est la plus grande organisation syndicale au Québec.

Mercredi dernier, le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, a annoncé la mise sur pied d’un conseil de médiation pour tenter une nouvelle fois de rapprocher les parties d’ici le 30 novembre.

Le Syndicat des Métallos a indiqué vendredi qu’une première rencontre avait eu lieu jeudi avec le conseil de médiation. Et les discussions se poursuivront la semaine prochaine.

Au ministère du Travail, on indique qu’en date de mercredi dernier, 1315 travailleurs dans l’ensemble du Québec étaient touchés par une grève ou un lock-out dans les entreprises de juridiction québécoise. Les lockoutés d’ABI représentent donc l’immense majorité de ceux-ci.

Le lock-out des 1030 travailleurs avait été décrété le 11 janvier dernier, au lendemain du rejet des offres patronales.

L’Aluminerie de Bécancour est propriété à 75 pour cent d’Alcoa et à 25 pour cent de Rio Tinto.

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