FRED CHARTRAND Stephen Harper. FRED CHARTRAND / La Presse Canadienne

OTTAWA – Stephen Harper, qui décrit les États-Unis comme le «meilleur voisin au monde», aimerait voir le pays accorder plus d’attention au Canada.

Lors d’une session de questions et réponses orchestrée par le Conseil des affaires canado-américaines, lundi à Ottawa, le premier ministre a déclaré que le Canada accordait beaucoup d’attention au pays de Barack Obama.

En revanche, les États-Unis n’accordent «pas toujours» assez d’attention au Canada, a-t-il ajouté, sur un ton blagueur. Il n’a pas spécifié dans quels champs il souhaiterait obtenir davantage l’écoute de Washington.

Cette déclaration survient alors que les membres du gouvernement conservateur expriment régulièrement leurs inquiétudes à l’égard du «précipice fiscal» dans lequel pourraient sombrer les États-Unis le 1er janvier prochain.

En l’absence d’un accord politique, des hausses de taxes accompagnées de coupes draconiennes dans les dépenses gouvernementales entreront en vigueur au Nouvel An, ce qui fait craindre le pire à plusieurs spécialistes.

L’économie canadienne étant intimement liée à celle de son voisin, les répercussions négatives pourraient se faire ressentir jusqu’ici.

Aux yeux de M. Harper, il ne faut pas prendre cette situation à la légère.

«Si vous tombez d’un précipice, vous ne pouvez pas être sûrs de ce qui se produira après. Nous avons vu avec la chute de (la banque) Lehman Brothers comment un seul événement majeur peut entraîner une série d’événements dont il est très difficile de se retirer», a-t-il expliqué.

Il faut par ailleurs distinguer le précipice fiscal du problème de la dette américaine à moyen terme, a signalé le premier ministre.

«Les États-Unis ont besoin — peu importe ce qui est fait le 1er janvier — d’avoir un plan fiscal crédible sur le moyen terme afin de faire face à ce que je considère être une situation fiscale sur le long terme plutôt sérieuse», a-t-il tranché.

Il a ajouté avoir bon espoir de voir les Américains parvenir à un accord, maintenant que les élections présidentielles ayant reporté au pouvoir Barack Obama sont passées.

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