OTTAWA – La Défense nationale a discrètement envisagé d’augmenter le nombre de postes jugés «critiques» pour la sécurité, dans le but d’identifier et de sanctionner des militaires pour l’usage de drogues illicites.

Des documents internes montrent que l’armée canadienne y voyait un enjeu particulièrement alarmant. Sur une période de quatre ans, les commandants de l’ouest et du centre du pays ont milité chacun de leur côté pour que l’on dresse des listes de postes qui pourraient être sous plus haute surveillance.

Une porte-parole de la Défense nationale a affirmé que le directeur de l’administration des carrières militaires n’avait pas apporté de changements, et que le programme de dépistage des drogues n’avait pas été élargi mais était sujet à une révision permanente.

Les inquiétudes sur le possible usage de drogues dans les rangs militaires au cours des dernières années ont atteint les plus hauts échelons, le chef d’état-major de l’époque, le général Walt Natynczyk, affirmant être «ouvert aux requêtes» pour désigner comme «critiques pour la sécurité» d’autres positions ou fonctions, indique une note datée du 14 novembre 2011, obtenue par La Presse Canadienne en vertu de la Loi sur l’accès à l’information.

Les Forces armées avaient envisagé élargir le nombre de postes sujets à une plus haute surveillance antidrogue en 2007, mais le projet avait été interrompu en raison de craintes sur de possibles violations de la vie privée.

L’administration militaire procède à des tests de dépistage anonymes sur une base régulière, mais des résultats positifs ne mènent à aucune sanction disciplinaire. Une plus grande surveillance est accordée aux militaires qui se trouvent dans diverses positions critiques, et pour ceux déployés à l’étranger.

Mais selon la note, préparée pour l’état-major de l’armée, les tests de dépistage anonymes n’offrent pas le même «caractère dissuasif».

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