MONTRÉAL — Le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP) a rejeté samedi la dernière proposition de Postes Canada, dont l’échéance était fixée à minuit.

La présidente de la section locale de Montréal, Lise-Lyne Gélineau, estime que le contrat proposé était nettement «insuffisant». Elle reproche à la société de la Couronne de parler en termes d’argent plutôt que de surcharge de travail — l’une des principales préoccupations du syndicat.

Le contrat proposé cette semaine, d’une valeur d’environ 650 millions $, comprenait des augmentations salariales de 2 pour cent par année et une prime à la signature allant jusqu’à 1000 $ par employé. Il contenait également de nouvelles dispositions de sécurité d’emploi, notamment pour les facteurs ruraux et suburbains, qui ont dénoncé leur précarité, ainsi qu’un fonds de santé et sécurité de 10 millions $.

Le syndicat a salué ces avancées, mais réclame toujours une réévaluation des itinéraires des facteurs selon le volume de courrier.

«Ce serait facile de corriger le tir rapidement», croit Mme Gélineau.

Les grèves tournantes se poursuivaient pendant que le comité exécutif national préparait «une réponse» à l’employeur. Postes Canada disait n’avoir toujours pas reçu de réponse officielle en début de journée.

En l’absence d’une entente de principe, la menace d’une loi spéciale forçant un retour au travail se fait grandissante. Le premier ministre Justin Trudeau a déjà prévenu que «toutes les options étaient sur la table» pour mettre fin au conflit. Vendredi, une source gouvernementale s’exprimant sous le couvert de l’anonymat a indiqué que le gouvernement pourrait intervenir dès dimanche.

Lise-Lyne Gélineau estime que les demandes syndicales s’alignent pourtant avec «la vision» de Justin Trudeau, qui plaide souvent en faveur d’emplois stables et de conciliation travail-famille.

Entre-temps, Postes Canada fait état d’un important arriéré d’envois. La société de la Couronne a demandé à ses partenaires internationaux de suspendre leurs livraisons au pays, alors que la pression monte à l’approche du «vendredi fou», du «cyber lundi» et de la période hautement achalandée des Fêtes.

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