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MONTRÉAL — Un organisme montréalais offrant un soutien psychologique gratuit aux nouveaux arrivants appelle à la générosité du public.

Face à une demande croissante de suivis, le Réseau d’intervention auprès des personnes ayant subi la violence organisée (RIVO) a lancé une campagne de financement «De la survie à la vie», qui culminera jeudi à l’occasion d’une soirée-bénéfice au cabaret Lion d’Or.

La travailleuse sociale et psychothérapeute Véronique Harvey explique que l’expertise du RIVO permet aux réfugiés et demandeurs d’asile de surmonter les épreuves subies à l’étranger pour ensuite s’intégrer plus aisément à la société québécoise.

Les traumatismes liés à la guerre ou encore à la persécution ne peuvent pas être traités de la même manière que les séquelles d’un accident de voiture, illustre-t-elle. «Un accident de voiture, personne n’y peut rien. La personne qui a vécu ce genre de traumatisme va peut-être avoir peur de monter dans sa voiture par la suite, mais ça n’affectera pas toutes les sphères de sa vie».

Or, certains immigrants doivent carrément se reconstruire en tant que personnes, réparer le lien de confiance en l’humain, tout en composant avec leur déracinement.

«Ils ont fui pour leur vie. Ils n’ont pas choisi de venir ici et ils doivent faire le deuil de tout ce qu’ils ont laissé derrière: leur maison, leur emploi, leur communauté, leurs habitudes, leur culture, etc. La thérapie vise à les aider à faire cette transition aussi», expose Mme Harvey.

«On veut qu’ils s’intègrent à leur plein potentiel. Ces gens-là ont beaucoup à offrir et on veut qu’ils puissent vraiment s’épanouir», ajoute-t-elle, citant en exemple les difficultés de concentration accompagnant un traumatisme, qui peuvent nuire à l’apprentissage du français.

En plus de former certains intervenants de première ligne, le RIVO, qui célèbre cette année ses 25 ans d’existence, dit avoir offert un total de 40 000 heures de thérapie depuis sa fondation. Véronique Harvey déplore toutefois que le nombre limité de rencontres puisse s’avérer insuffisant, surtout pour les enfants.

«Ça prend une contribution de toutes parts, incluant du grand public», plaide-t-elle.

Le RIVO profite déjà du soutien financier de Centraide, de la Croix-Rouge et de Bell Cause.

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