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Le conflit de travail au Groupe Pages Jaunes est terminé: les employés de vente syndiqués ont ratifié dimanche une nouvelle convention collective d’une durée de trois ans et seront de retour au bercail dès mardi, ont annoncé l’entreprise et la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ).

Dans un communiqué de presse publié en début de soirée, la FTQ a indiqué que 65 pour cent des membres présents lors de l’assemblée générale à Laval s’étaient prononcés en faveur des dernières offres de la direction.

La FTQ dit que l’exécutif avait recommandé de voter pour les offres à cause de «l’intransigeance de l’employeur et des difficultés financières de l’entreprise».

Selon la directrice exécutive du Syndicat des employés professionnels et de bureau (SEPB) affilié à la FTQ, Kateri Lefebvre, les options des syndiqués «devenaient limitées».

«Plus le temps avançait et plus la perspective d’un point de non-retour s’approchait. Bien entendu des reculs marqués des conditions de travail ont dû être concédés. Cela dit, nous estimons que les bases permettant la survie de l’entreprise sont jetées et ce, tout en conservant des garanties fondamentales quant à la rémunération des représentants aux ventes», a-t-elle commenté.

De son côté, la direction des Pages Jaunes s’est réjouie de la décision des syndiqués. «Non seulement cette nouvelle entente nous donne la flexibilité nécessaire pour opérer dans un marché hautement concurrentiel, mais elle nous permet de rémunérer nos équipes de vente en fonction de leurs performances exceptionnelles, de leur capacité à générer des revenus pour la Société et de leur rôle dans le succès de nos clients», a déclaré le président et chef de la direction de l’entreprise, David Eckert.

Aucune des parties n’a dévoilé les modalités salariales de l’entente.

La direction de Pages jaunes avait tout d’abord décrété un lock-out de ces 130 travailleurs, le 10 septembre, disant constater une impasse dans les négociations en vue du renouvellement de la convention collective.

À leur tour, ces représentants commerciaux ont déclenché la grève, la semaine suivante, pour dénoncer le lock-out de l’employeur.

Au début de la grève, Mme Lefebvre avait précisé que plusieurs points étaient en litige, notamment la rémunération. Ces représentants touchent un salaire de base et des commissions, qui sont négociés. De même le «plancher d’affectation» est en litige, à savoir le nombre de dossiers à traiter par les employés.

Les deux parties se sont ensuite retrouvées en conciliation.

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