Jacques Boissinot/La Presse canadienne François Legault

QUÉBEC — Les Québécois n’auront pas droit cette année aux traditionnels voeux de Noël prononcés par leur premier ministre en Chambre, au terme de la session parlementaire.

Le rituel n’a pas pu se perpétuer, jeudi, et le premier ministre François Legault n’a pas caché sa frustration, blâmant sévèrement l’opposition péquiste pour son manque de générosité.

La session parlementaire prend fin vendredi, donc les voeux de Noël des chefs de parti devraient être faits ce jour-là, selon la tradition.

Or, le premier ministre sera à Montréal pour participer à une réunion des premiers ministres de tout le Canada. Il a donc demandé aux partis d’opposition de pouvoir faire ses voeux jeudi, mais le leader du Parti québécois (PQ), Martin Ouellet, a surpris le premier ministre en affirmant: «pas de consentement».

Le premier ministre a donc dû renoncer à son projet et ravaler ses voeux, faute d’appui de ses rivaux péquistes.

Lors d’une brève mêlée de presse, dans les minutes qui ont suivi, le premier ministre a exprimé son dépit envers le PQ:

«Je trouve ça très petit», a-t-il laissé tomber, non sans rappeler que le gouvernement avait accordé au PQ le statut de parti reconnu à l’Assemblée nationale récemment, «même si on n’était pas obligés de le faire».

«Je ne comprends pas. Drôle de parti», a-t-il ajouté, à propos de la formation politique qu’il a servi pendant plusieurs années.

Par la voix de son leader parlementaire, le député Martin Ouellet, l’opposition péquiste a justifié son refus en se posant en gardien des traditions: «Il est de tradition de tenir ces voeux le vendredi, le premier ministre aurait pu déléguer sa vice-première ministre pour tenir ses voeux de Noël ce vendredi, alors pas de consentement».

Le PQ s’excuse

Finalement, le PQ a fait amende honorable, quelques heures plus tard.

Sur Twitter, le chef par intérim du parti, Pascal Bérubé, a présenté ses excuses au premier ministre. «Nous aurions dû consentir à leur requête pour les voeux de Noël, vu les circonstances. Nous souhaitions seulement les maintenir le dernier jour de la session, comme le veut notre tradition parlementaire», a-t-il écrit.

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