Getty Images/iStockphoto Le pont de Québec et le pont Pierre-Laporte

MONTRÉAL — Québec solidaire «ne lâche pas le morceau» dans la lutte aux changements climatiques, comme l’a rappelé sa chef parlementaire Manon Massé. La troisième opposition à l’Assemblée nationale a même prévu envoyer sa porte-parole en matière d’environnement, Ruba Ghazal, talonner le gouvernement jusqu’à la COP24 à Katowice en Pologne.

La députée de Mercier dit se rendre à la 24e Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP24) dans le but de s’inspirer des meilleures initiatives de partout sur la planète.

Elle déplore l’absence du premier ministre du Québec François Legault qu’elle compare à une politique de la chaise vide.

Mme Ghazal affirme tout de même avoir prévu une rencontre, jeudi, avec la ministre de l’Environnement MarieChantal Chassé à qui elle prévoit remettre une copie du plan de lutte aux changements climatiques de QS.

Dimanche, dans le cadre de leur conseil national à Montréal, les militants ont adopté une «campagne sur les changements climatiques». Il s’agit principalement d’un plan de transition énergétique et économique jumelé à une stratégie de mobilisation et d’éducation populaire.

Manon Massé a parlé d’un plan «ambitieux et plus que nécessaire».

«Québec solidaire ne va pas parler de changements climatiques comme les autres partis. Pour nous, ce n’est pas juste une question de sacrifices, c’est aussi une façon de développer l’économie», a-t-elle décrit.

Le parti entend mettre à profit sa «machine de mobilisation au service de la nécessaire transition», dit Mme Massé.

Des manifestations, des rencontres publiques, la publication de documents de sensibilisation, toutes sortes d’actions sont à prévoir.

«On va faire tout ce qu’il faut pour être audible, mais aussi pour permettre à la population de s’exprimer», poursuit la chef parlementaire qui souhaite notamment s’allier à d’autres partis de gauche écologistes à travers le monde.

Ruba Ghazal appelle le gouvernement à passer à l’action et à ne plus se contenter de belles paroles et de gestes symboliques.

«C’est bien beau, mais le temps des gestes symboliques est terminé. Ce à quoi les gens s’attendent, c’est un plan d’action sérieux», a-t-elle déclaré en conférence de presse quelques heures avant son départ pour la Pologne.

Le «troisième lien», un enjeu national
Le dossier du fameux troisième lien routier entre la ville de Québec et les municipalités de la rive-sud du St-Laurent s’est invité dans le débat. Les militants solidaires de la circonscription de Taschereau, représentée par la députée Catherine Dorion, ont fait adopter une résolution dans le plan de transition énergétique pour rejeter tout nouveau projet autoroutier.

Une attaque directe au projet de troisième lien dans la Capitale-Nationale.

«En ce moment, ce n’est vraiment pas populaire à Québec. C’est nous, qui vivons au centre-ville, qui voyons débarquer des milliers d’automobiles jour après jour. C’est nos lieux de vie! Nos enfants se promènent dans les ruelles, dans les rues et elles sont remplies d’autos. On n’en veut juste pas plus», a commenté Mme Dorion.

Ruba Ghazal souhaite que le dossier devienne un enjeu national et pas seulement régional.

«C’est un type de développement dont on n’a pas besoin aujourd’hui, dénonce celle qui est porte-parole en matière de Transport. Ce que les gens veulent, ce n’est pas nécessairement de se déplacer dans leur auto. C’est de pouvoir se déplacer d’un point A à un point B.»

Selon elle, on ne peut pas construire des routes et ensuite blâmer les gens de les utiliser. Il faut plutôt éviter de les construire et offrir d’autres moyens de transport collectif.

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