Jacques Boissinot Pauline Marois. Jacques Boissinot / La Presse Canadienne

QUÉBEC – La première ministre Pauline Marois a accusé mercredi les libéraux de manipuler l’opinion publique relativement aux fonds régionaux de diversification qui doivent suppléer à la fermeture d’une mine d’amiante et d’une centrale nucléaire.

Mme Marois a soutenu que l’opposition officielle affirme des choses qui ne correspondent pas à la réalité.

«Je suis désolée, désolée, que l’opposition officielle manipule l’opinion publique», a-t-elle dit en Chambre.

Après son élection, le gouvernement a annoncé qu’un fonds de 200 millions $ sera destiné à compenser la fermeture de la centrale nucléaire Gentilly-2 à Bécancour, près de Trois-Rivières, tandis qu’une somme de 50 millions $ sera réservée pour la région d’Asbestos, en raison de la fin des activités de Mine Jeffrey, qui ne reprendra pas l’extraction d’amiante.

Le gouvernement péquiste a de nouveau été interpelé par les libéraux et des dirigeants locaux des deux régions visées par les fermetures, qui se plaignent des fonds de diversification qui seront mis à leur disposition.

Selon eux, il est insensé que la majeure partie de ces fonds soient composés de prêts remboursables.

Le chef libéral intérimaire Jean-Marc Fournier a affirmé que le gouvernement avait rompu une promesse.

«(Mardi), le gouvernement a annoncé qu’il n’y avait pas de fonds de 200 millions, a-t-il dit. Il a dit aux deux régions: allez cogner à la porte d’Investissement Québec qui n’a aucun programme spécifique et pas un sou de plus à investir.»

Mme Marois a répété que les sommes prévues dans les fonds des deux régions serviront à l’octroi de prêts, de participations et même, «à l’occasion», de subventions pour des projets précis.

L’objectif est d’attirer de nouvelles entreprises ou de faire de la transformation de certains produits, a indiqué la chef péquiste.

«Ce que nous avons annoncé, c’est la disponibilité d’un fonds de 200 millions $ pour la région Centre-du-Québec et en partie Mauricie et, de même que dans le cas de la mine Jeffrey, nous avons réservé une somme de 50 millions $, prise à même les fonds que nous avons au gouvernement, pour permettre de diversifier l’économie de la région», a-t-elle dit.

La ministre de la Politique industrielle, Élaine Zakaïb, a répété que des représentants régionaux auront la gestion des fonds, qui seront plus accessibles que le capital habituel.

«Ce n’est pas des prêts comme les banques le font, a-t-elle dit. C’est du capital patient qui est mis au service des entreprises. Mais, quand l’entreprise a réalisé son projet et qu’elle a créé de la richesse, elle rembourse alors les sommes que le gouvernement lui a prêtées.»

La députée libérale de Trois-Rivières, Danielle St-Amand, a cependant soutenu que Mme Zakaïb faisait preuve de «condescendance» envers les acteurs régionaux en tentant de maquiller une «promesse brisée».

«Je peux vous assurer que les gens de chez nous, ils comprennent, a-t-elle dit. Ils comprennent bien qu’elle n’a rien annoncé.»

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