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QUÉBEC — Le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) change d’approche pour d’éventuelles réouvertures de dossiers d’agressions sexuelles non fondées ou non solutionnées.

En présentant le bilan annuel de son service, vendredi, le directeur du corps policier de la Vieille Capitale, Robert Pigeon, a annoncé la mise sur pied d’un comité qui sera chargé, à la demande des plaignantes, d’analyser tout dossier classé comme étant non fondé ou non solutionné.

Ce comité sera composé, outre des membres du SPVQ, de représentants du CAVAC — le Centre d’aide aux victimes d’actes criminels — de Viol-secours, du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) et d’une chercheuse de l’Université Laval spécialisée dans le domaine.

Le SPVQ a déjà révisé les dossiers ainsi classés depuis 2014 et deux cas ont amené des réouvertures d’enquête.

Cependant, tout dossier non fondé ou non solutionné pourrait être révisé par ce comité si les plaignantes le demandent.

Le directeur Pigeon a expliqué que le nombre de plaintes soumises avait connu une poussée importante dans la foulée du mouvement #moiaussi, mais que ce nombre était en voie de revenir au niveau précédant les cas très médiatisés à travers l’Amérique du Nord.

Il a également souligné au passage que, contrairement à plusieurs corps policiers qui affichaient des taux beaucoup plus élevés de dossiers classés non fondés ou non résolus — certains au-delà de 20 pour cent — le SPVQ, lui, affichait un taux de 14 pour cent.

Par ailleurs, le SPVQ rapporte une baisse majeure du nombre d’incidents à caractère haineux, ceux-ci étant passés de 85 en 2017 à 27 en 2018, une diminution de 68 pour cent par rapport à l’année précédente.

Robert Pigeon a dit croire que cette baisse pouvait être imputable en partie aux liens qui se sont tissés entre les communautés à la suite de l’attentat à la mosquée de Québec, le 29 janvier 2017.

Il a également dit être d’avis que les condamnations de citoyens interceptés après avoir tenu des propos haineux sur les réseaux sociaux pourraient avoir amené une prise de conscience chez certains internautes face à leurs activités en ligne.

Fait à noter, les policiers de Québec ont dû accompagner pas moins de 225 manifestations en 2018.

Robert Pigeon a toutefois précisé que, même si ce chiffre pourrait sembler anormalement élevé, plusieurs de ces manifestations étaient de petits groupes déambulant sur le trottoir avec une bannière.

De plus, la présence de l’Assemblée nationale contribue à la tenue de manifestations d’ampleur variée sur la colline parlementaire.

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