La Presse canadienne

VANCOUVER — Nicola Froese dit qu’elle a toujours aimé pratiquer des sports, mais elle n’a jamais songé de jouer au hockey à cause des frais encourus.

La situation a changé du tout au tout la semaine dernière lorsque l’adolescente de Vancouver s’est présentée à sa première séance d’entraînement avec une nouvelle équipe dont le but est d’éliminer les obstacles pour les filles voulant jouer au hockey.

«Je n’avais jamais vraiment envisagé de jouer au hockey parce que l’équipe coûte si cher. Je ne voulais pas me lancer dans une telle dépense si je ne savais pas jusqu’où cela m’amènerait, explique-t-elle. Quand l’occasion de jouer sans devoir m’acheter un équipement complet s’est présentée, j’en ai profité.»

Nicola Froese joue pour les Tupper Tigers, une équipe composée de filles du secondaire de l’école Sir Charles Tupper, située à l’est de Vancouver.

L’entraîneur Todd Hickling a fondé l’équipe avec une idée en tête: le coût ne devrait pas être un obstacle à la pratique du sport national du Canada.

M. Hickling a fait appel à son réseau pour demander des dons d’équipement de hockey usagé afin que toutes les filles de l’école puissent se joindre à l’équipe.

«Le coût de l’équipement est l’une des raisons pour lesquelles beaucoup de personnes ne savent pas ce que c’est de jouer au hockey», fait-il valoir.

M. Hickling dit avoir été bouleversé par le soutien de la collectivité qui lui a fait assez de dons pour créer une «bibliothèque d’équipements». «Les filles qui ne possèdent pas d’équipement peuvent s’inscrire. Nous leur fournissons un équipement usagé qui leur convient. Du même coup, nous supprimons l’un des principaux obstacles (à la pratique du hockey.»

Le comité de parents de l’école a recueilli assez d’argent pour couvrir les frais de l’équipe. Une boutique de sport lui a donné des protecteurs pour l’aine qui valent chacune 50 $, indique l’entraîneur.

Ella Ryan-Thompson n’avait patiné qu’à quelques reprises, mais elle n’avait encore jamais chaussé des patins de hockey avant de pouvoir en emprunter à la «bibliothèque».

Nerveuse à l’idée d’aller sur la glace, il lui a fallu une demi-heure pour tout revêtir. Elle reconnaît que de pratiquer un nouveau sport à l’âge de 16 ans s’accompagne d’une certaine pression sociale.

La joueuse novice n’est tombée qu’une seule fois et a reçu l’appui de ses coéquipières.

«Cela s’est déroulé mieux que prévu. J’étais stressée à l’idée de connaître les autres filles de l’équipe et de ne pas être la meilleure. Mais une fois sur la glace, j’ai réalisé que personne ne s’en souciait. Cela a été un bon moment.»

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