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CONNE RIVER, T.-N.-L. — Une communauté autochtone de Terre-Neuve-et-Labrador a demandé vendredi aux citoyens de porter du rouge, en mémoire d’une femme retrouvée morte dans la réserve — et de toutes les autres femmes autochtones assassinées et disparues au pays.

La première nation Miawpukek Mi’kamawey Mawi’omia a soutenu que le décès de Chantal John prouve que cette crise nationale n’a pas de frontières. Le port d’un vêtement rouge est devenu le symbole des femmes autochtones assassinées et disparues au Canada.

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) dit avoir répondu à un signalement de mort suspecte à Conne River vers 21 h 30, mercredi. Il n’y aurait pas eu d’arrestation jusqu’ici dans cette affaire. La section des crimes majeurs de la GRC et le Bureau du médecin légiste enquêtent sur le décès suspect.

Le chef de Miawpukek, Mi’Sel Joe, a indiqué que Chantal John avait environ 20 ans et était membre de sa famille, par le biais de l’adoption. Il l’a décrite jeudi comme une personne calme et respectueuse.

Dans une publication sur Facebook, les leaders de la réserve micmaque ont souligné l’impact de la perte de la jeune femme sur la communauté. «Une telle violence ne se produit pas dans les petites communautés rurales. Nous sommes une famille, nous sommes des amis qui essayons de faire face au meurtre d’une jeune femme autochtone», lit-on.

«La mort de Chantal s’ajoute au nombre croissant de femmes autochtones canadiennes qui sont touchées de manière disproportionnée par toutes les formes de violence.»

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