Jason Franson Jason Franson / La Presse Canadienne

RED DEER, Alb. — Un ancien député provincial de l’Alberta a plaidé coupable, vendredi, à un chef d’accusation de contacts sexuels impliquant une personne mineure de moins de 16 ans. Il appert que la victime était une fillette de 10 ans.

Don MacIntyre, âgé de 63 ans, a été condamné à trois ans de prison. Il avait démissionné en février dernier du caucus conservateur après avoir été formellement accusé de contacts sexuels avec une personne mineure et d’agression sexuelle. MacIntyre a finalement plaidé coupable au premier chef, et le deuxième a été retiré.

Selon un exposé conjoint des faits lu devant le tribunal de Red Deer, en Alberta, MacIntyre a «touché sexuellement» la victime avec une partie de son corps entre le 1er janvier 2010 et le 31 décembre 2011. Ces attouchements ont eu lieu de cinq à dix fois, alors que la fillette avait 10 ans. La victime a finalement rompu le silence en 2015.

«Il disait (à sa victime) que Dieu approuvait les attouchements, indique l’exposé conjoint des faits. Après les agressions, (la victime) s’est sentie déprimée et entretenait des idées suicidaires. Elle se voyait en train de se poignarder et de s’enlever la vie.»

Après les agressions, MacIntyre s’excusait, demandait pardon à la fillette et soutenait que cela faisait partie du «plan de Satan visant à détruire la foi de la victime», a appris le tribunal.

La Couronne demandait une peine de 36 à 42 mois de prison, alors que la défense réclamait deux ans. La procureure Julie Snowdon a plaidé que les remords exprimés par MacIntyre ont constitué un facteur atténuant, mais que son évocation de Satan ne l’a pas servi.

«Il est facile et commode de reporter la responsabilité sur une force extérieure telle que Satan», a déclaré Me Snowdon, y voyant un autre exemple des tactiques de manipulation qu’il avait utilisées auprès de sa victime. L’avocat de la défense, Ian McKay, a plaidé de son côté que l’immense publicité entourant cette affaire devait être prise en compte dans la détermination de la peine.

MacIntyre s’est excusé vendredi auprès de la victime pour la «douleur et l’angoisse» qu’il lui avait causées. Il lui a ensuite souhaité une vie «pleine, saine et heureuse».

MacIntyre représentait la circonscription d’Innisfail-Sylvan Lake, dans le centre de l’Alberta, pour le Parti conservateur uni. Il avait été élu pour la première fois en 2015 sous la bannière du Parti Wildrose, qui a fusionné en 2017 avec les progressistes-conservateurs de l’Alberta pour former le Parti conservateur uni, aujourd’hui dirigé par l’ex-ministre fédéral Jason Kenney. MacIntyre était le porte-parole du parti en matière d’électricité et d’énergies renouvelables.

L’identité de l’accusé a fait d’abord l’objet d’une ordonnance de non-publication, qui a été levée à la suite d’une contestation judiciaire des médias.

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