OTTAWA – L’équilibre entre l’offre et la demande a finalement été atteint dans le domaine du logement locatif au Québec en octobre dernier, quoique la situation demeure extrêmement préoccupante dans certaines régions.

Les données de l’Enquête sur les logements locatifs de l’automne, diffusée jeudi par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), font en effet état d’un taux d’inoccupation des appartements locatifs de 3 pour cent au Québec en octobre 2012, une hausse de 0,4 pour cent par rapport à octobre 2011 et un niveau qui est considéré comme étant le point d’équilibre.

La région de Montréal s’est approchée de ce point d’équilibre, avec un taux de 2,8 pour cent, et celles de Sherbrooke (5,0 pour cent) et de Trois-Rivières (5,2 pour cent) l’ont largement dépassé.

Bien que la situation se soit aussi améliorée dans les régions de Québec et de Saguenay, le taux d’inoccupation y demeure cependant en-deçà du point d’équilibre, à 2 pour cent dans les deux cas.

Les régions d’Abitibi-Témiscamingue et de la Côte-Nord, en revanche, n’arrivent pas à gérer la croissance et se retrouvent aux prises avec des situations critiques. Les taux sont de 0,5 pour cent à Amos et Rouyn-Noranda et de 0 pour cent à Val-d’Or, ce qui signifie qu’il n’y a aucun logement disponible du tout.

Sur la Côte-Nord, le secteur de Baie-Comeau affiche un taux plutôt faible de 1,9 pour cent, mais le manque de logements locatifs est criant à Sept-Îles, où le taux d’inoccupation n’est que de 0,2 pour cent.

La région Gaspésie – Bas-Saint-Laurent a atteint l’équilibre presque partout à une exception près, soit la ville de Gaspé où le taux d’inoccupation a chuté entre octobre 2011 et octobre 2012 pour se situer à 1,5 pour cent.

À l’échelle canadienne, le taux d’inoccupation moyen des logements locatifs est passé à 2,6 pour cent en octobre, comparativement à 2,2 pour cent l’an dernier, dans les 35 grands centres urbains du Canada.

La SCHL attribue cette augmentation au repli de la formation de ménages chez les jeunes adultes et à la hausse de l’offre d’appartements construits récemment et destinés à la location.

Les plus bas taux d’inoccupation des appartements locatifs traditionnels, à l’échelle des grands centres urbains, ont été enregistrés à Regina (1 pour cent), Thunder Bay (1,1 pour cent) et Calgary (1,3 pour cent), et les plus élevés à Saint-Jean, Terre-Neuve-et-Labrador (9,7 pour cent), Windsor (7,3 pour cent) et Moncton (6,7 pour cent).

Les organismes représentant les locataires et les propriétaires ont, sans surprise, eu des réactions diamétralement opposées à ces données.

S’il se réjouit de cette augmentation des taux au Québec, le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) dit craindre un possible retour de la pénurie de logements en se basant sur les données qui montrent une réduction du nombre de mises en chantier de logements locatifs.

Pour sa part, l’Association des propriétaires du Québec (APQ) considère que le taux d’inoccupation est élevé et préoccupant pour les propriétaires de logements, soutenant que certains propriétaires n’arrivent pas à louer leurs logements.

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