Elise Amendola Elise Amendola / The Associated Press

OTTAWA – Les Canadiens sont plus endettés que jamais, selon les plus récentes données sur l’endettement des ménages, dévoilées jeudi par Statistique Canada.

Le nouveau rapport de l’agence fédérale montre que l’endettement des ménages, par rapport au revenu annuel disponible, a atteint un nouveau sommet de 164,6 pour cent, alors qu’il était de 163,3 pour cent au trimestre précédent.

Le gouverneur de la Banque du Canada, Mark Carney, a déjà soutenu que l’endettement des ménages représente un risque majeur pour l’économie canadienne, mais a aussi souligné cette semaine qu’il était encourageant de constater que la croissance du crédit semble ralentir.

Pourtant, M. Carney a également déclaré qu’il s’attend à ce que le ratio dette-revenu continue à augmenter au cours des deux prochaines années. Il a expliqué en partie cette prévision par un décalage entre les décisions d’achat — comme l’acquisition d’une nouvelle maison — et le moment où la dette est inscrite.

Les données de Statistique Canada révèlent également que les nouveaux emprunts des ménages se situaient à 27,3 milliards $ au troisième trimestre. Les hypothèques ont augmenté de 18,4 milliards $, une progression à un rythme moins rapide qu’au cours du trimestre précédent.

Les niveaux de crédit à la consommation sont passés de 467 milliards $ au deuxième trimestre à 474 milliards $ au troisième trimestre.

Le ratio dette-revenu élevé peut surprendre les Canadiens, à qui l’on indiquait, il y a seulement quelques mois, que la mesure se situait juste au-dessus de 150 pour cent. Cependant, Statistique Canada a depuis révisé la façon dont le calcul de la mesure s’effectue afin de la rendre plus représentative des finances des ménages.

Quelques bonnes nouvelles se trouvaient aussi dans le rapport. Entre autres, comme l’a précisé M. Carney, l’agence a noté que le rythme de croissance de l’endettement a ralenti au cours de la période.

En outre, la valeur nette des ménages a augmenté d’un pour cent à 197 800 $ pendant le troisième trimestre de juillet à septembre, principalement en raison des gains de participation dans des sociétés par actions, y compris les fonds communs de placement et l’augmentation de la valeur des avoirs de retraite.

L’économiste chez Desjardins Marché des capitaux Jimmy Jean a soutenu que le rapport ne devrait pas changer la perception du problème de la dette du Canada.

Le ratio dette-revenu n’a cessé d’atteindre de nouveaux sommets depuis 2003, mais il reste inférieur au sommet atteint au sud de la frontière avant la crise immobilière de 2007. Statistique Canada affirme, en utilisant des mesures équivalentes, que le ratio du Canada est en deçà d’environ 10 points de pourcentage du sommet atteint aux États-Unis avant la crise.

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