CALGARY – Un nouveau rapport du Centre canadien de politiques alternatives (CCPA) suggère que le Canada devrait s’inspirer de la Norvège en ce qui concerne la gestion de ses réserves pétrolières.

L’étude, qui doit être rendue publique jeudi, appelle le gouvernement fédéral et les provinces à adopter une approche plus pragmatique de la question afin de faire fructifier cette ressource, partager ses retombées économiques et réduire ses impacts environnementaux.

Son auteur, Bruce Campbell, qui est aussi directeur du CCPA, affirme que, contrairement au Canada, où les compagnies détiennent le contrôle des activités pétrolières, il y a toujours eu en Norvège un consensus selon lequel le gouvernement devait être aux commandes de tous les aspects de l’industrie, y compris en tant que propriétaire et régulateur.

Le rapport reconnaît toutefois des différences inhérentes entre les deux pays, l’une des plus importantes étant la nature décentralisée du pouvoir au Canada, où les ressources naturelles relèvent des champs de compétences provinciales.

L’étude invite par ailleurs le gouvernement fédéral à financer un nouveau fonds dont une partie du capital serait investi à l’étranger afin d’atténuer l’impact du phénomène connu sous le nom de «syndrome hollandais». En effet, certains craignent que le développement des ressources naturelles dans l’ouest du Canada n’entraîne une progression considérable du huard et nuise aux exportateurs.

Le CCPA soutient également qu’il est «inacceptable» que, dans un pays aussi riche en hydrocarbures que le Canada, l’est du pays dépende autant du pétrole provenant de l’étranger. Il considère donc la création de nouveaux pipelines comme une solution satisfaisante à court terme.

Le rapport recommande aussi la mise sur pied d’une surtaxe basée sur une partie de la différence de prix entre le brut albertain et étranger, dont les recettes pourraient être investies dans le développement des énergies renouvelables.

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