OTTAWA – La reine Élizabeth II a refusé d’intervenir pour mettre un terme à la diète liquide de la chef Theresa Spence, mais a fait savoir qu’elle prenait bonne note des inquiétudes concernant la santé de la leader autochtone.

Dans une lettre datée du 7 janvier dont La Presse Canadienne a obtenu copie, le palais de Buckingham conseille au partisan de Mme Spence ayant sollicité l’aide de la souveraine de s’adresser au gouvernement fédéral.

La missive indique aussi que la reine comprend les craintes suscitées par l’état de la chef de la Première Nation d’Attawapiskat, qui survit depuis six semaines en n’absorbant que du bouillon de poisson et du thé.

La requête a été présentée par Jonathan Francoeur, un homme d’affaires de la Colombie-Britannique qui a écrit à Élizabeth II le 15 décembre. La réponse qu’il a reçue est signée par Mlle Jennie Vine, l’adjointe du principal responsable de la correspondance du palais.

En entrevue téléphonique avec La Presse Canadienne, M. Francoeur a indiqué qu’il avait lu un texte sur Facebook expliquant la cause et soutenant qu’il serait bien que quelqu’un écrive à la souveraine anglaise et au premier ministre Stephen Harper.

Comme il était en convalescence et qu’il avait beaucoup de temps libre, l’homme a décidé de rédiger les lettres. M. Harper n’ayant toujours pas répondu, il a écrit une deuxième fois à la reine pour l’en informer.

Theresa Spence est installée sur l’île Victoria, à Ottawa, près de la colline parlementaire. La leader autochtone a promis de poursuivre sa grève de la faim jusqu’à ce que le gouverneur général, qui est le représentant d’Élizabeth II au Canada, et le premier ministre rencontrent tous les chefs des Premières Nations.

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