SASKATOON – Des gardiens de pénitencier relevant des Services correctionnels du Canada sont soupçonnés d’avoir négligé de répondre aux appels à l’aide lancés par une détenue qui, peu après, a apparemment succombé à une crise cardiaque.

Selon ce que rapporte la CBC, l’incident s’est produit en fin de semaine au Centre psychiatrique régional de Saskatoon, en Saskatchewan.

Des détenues affirment qu’elles ont signifié aux gardiens que Kinew James, qui avait 35 ans, éprouvait des difficultés mais qu’aucune aide immédiate ne lui a été apportée.

La mère de Mme James, Grace Campbell, de Winnipeg, soutient que lorsqu’elle s’est entretenue avec sa fille par téléphone, samedi, elle lui semblait en bonne santé et dans de bonnes dispositions.

Dimanche, un appel téléphonique du pénitencier lui a signifié que sa fille s’était plainte de maux d’estomac samedi soir et qu’elle avait été transportée d’urgence à l’hôpital. Elle est morte le lendemain.

Kinew James souffrait de maladie mentale et était connue pour s’être infligée des mutilations. Elle devait être remise en liberté l’été prochain après avoir passé 15 ans en détention pour plusieurs crimes, dont un homicide involontaire.

Kim Pate, de la Société Elizabeth Fry, croit savoir que la détenue a appuyé sur un bouton pour que de l’aide lui soit apportée pendant qu’elle était souffrante en cellule. D’autres détenues lui ont raconté que les gardiens ont désactivé l’alarme sonnée par Mme James et qu’au moins une heure s’est écoulée avant qu’une aide médicale lui soit apportée.

Avant son incarcération à Saskatoon, Kinew James était détenue à l’Établissement pour femmes Grand Valley, de Kitchener, en Ontario. Elle avait affirmé qu’à cet endroit, un gardien faisait entrer de la drogue et des cigarettes en échange de faveurs sexuelles avec des détenues, des allégations plus tard démenties par une enquête policière.

Les Services correctionnels affirment que l’affaire a été signifiée à un coroner et à la police mais la famille de Kinew James exige une enquête.

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