SASKATOON – Un groupe de défense des droits des femmes en prison a soulevé des questions mercredi au sujet du décès d’une détenue survenu au Centre psychiatrique régional de Saskatoon, un établissement fédéral.

Âgée de 35 ans, Kinew James, a été retrouvée inconsciente dans sa cellule dimanche et est ensuite décédée.

Selon l’Association canadienne des Sociétés Elizabeth Fry (ACSEF), d’autres prisonnières ont rapporté que la jeune femme avait hurlé pour obtenir de l’aide et appuyé sur le bouton de détresse situé dans sa cellule.

Les représentants de l’ACSEF ont affirmé qu’une enquête devait être ouverte sur cette mort.

Dans un courriel envoyé à La Presse Canadienne, Lori Pothier, une porte-parole de Services correctionnels Canada, a déclaré que tous les appels de détresse provenant des cellules étaient traités sérieusement et que les employés devaient y répondre conformément aux procédures établies.

D’après ces procédures, les gardiens doivent d’abord vérifier l’état du détenu avant de désactiver l’alarme.

Mme Pothier a indiqué qu’elle ne pouvait pas commenter davantage l’incident parce qu’il faisait présentement l’objet d’une investigation.

Mercredi après-midi, la police de Saskatoon a annoncé que son enquête préliminaire était terminée et qu’elle n’avait découvert aucune preuve d’irrégularité. Le dossier est maintenant entre les mains du coroner en chef de la Saskatchewan.

La directrice nationale de l’ACSEF, Kim Pate, a révélé que les autorités avaient dit aux proches de Kinew James qu’elle était morte d’un arrêt cardiaque.

«Ils veulent savoir ce qui est arrivé à leur fille et sont inquiets parce qu’ils n’ont toujours pas eu de réponses complètes. Ils doutent que c’était seulement une crise cardiaque», a-t-elle raconté.

Mme Pate a ajouté que James, qui purgeait une peine de 15 ans pour homicide involontaire, voies de fait, menaces, crime d’incendie, méfait et entrave à la justice, souffrait de troubles mentaux, s’était déjà automutilée par le passé et était diabétique.

Ce décès survient alors que l’enquête sur la mort d’Ashley James, une jeune fille de 19 ans qui s’est étranglée en 2007 avec un morceau de tissu dans sa cellule de l’Établissement pour femmes Grand Valley, se poursuit en Ontario.

Aussi dans National :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!