MONTRÉAL – Les premiers ministres du Québec et du Nouveau-Brunswick se sont rencontrés à Montréal, lundi, pour discuter d’oléoducs, au moment où s’intensifient les pourparlers visant à transporter le pétrole brut de l’Alberta vers l’est du Canada.

Cette réunion entre Pauline Marois et son homologue David Alward s’est tenue à un moment crucial pour l’industrie albertaine des sables bitumineux, qui cherche des moyens pour acheminer son bitume vers les marchés internationaux.

Selon un communiqué du bureau de la première ministre, M. Alward a informé Mme Marois de son dernier voyage dans l’Ouest canadien et a tenu à échanger sur l’appui du gouvernement provincial envers la construction d’un oléoduc reliant l’Alberta au Nouveau-Brunswick.

TransCanada Corp. (TSX:TRP) soutient qu’il est techniquement et économiquement possible de convertir une conduite de gaz naturel existante et peu utilisée afin de transférer le pétrole de l’Ouest canadien vers le Québec et le Nouveau-Brunswick. Selon une autre proposition qui circule, Enbridge Inc. (TSX:ENB) inverserait la trajectoire d’une conduite liant actuellement Montréal au sud de l’Ontario.

Plus tôt en février, M. Alward avait manifesté l’espoir de voir la mise sur pied d’un oléoduc afin d’acheminer le pétrole des sables bitumineux vers une raffinerie d’une capacité de 300 000 barils par jour à Saint-Jean, avec la possibilité d’exporter une partie du brut par pétrolier. M. Alward avait émis ses commentaires à la suite d’une rencontre avec la première ministre de l’Alberta, Alison Redford.

Le Québec n’est pas fermé à ce projet, a affirmé Mme Marois dans le communiqué. Cependant, la première ministre a indiqué qu’il fallait des analyses plus approfondies afin de s’assurer que toutes les conditions soient réunies pour qu’il puisse servir les intérêts des Québécois comme ceux des Néo-Brunswickois.

«(…) Il nous faut cependant obtenir davantage d’informations et d’analyses afin de nous assurer que toutes les questions techniques, environnementales et économiques de ce projet répondent aux intérêts des Québécois. Nous avons convenu de former un groupe de travail à ce sujet.»

«J’attends avec impatience les renseignements qui seront recueillis par le groupe de travail pour nous aider à mieux comprendre l’étendue de cette importante possibilité de stimuler la création d’emplois et l’innovation dans notre secteur des ressources naturelles», a déclaré, de son côté, M. Alward.

La construction de ce pipeline, un projet évalué à plus de 5 milliards de dollars, devra obtenir l’approbation du Québec ainsi que celle des trois provinces canadiennes qu’il doit traverser, a rappelé Mme Marois, dans le communiqué.

La rencontre a aussi permis aux deux leaders provinciaux de traiter de plusieurs sujets d’intérêt commun, notamment des conséquences des changements apportés au régime d’assurance-emploi par le gouvernement fédéral sur les travailleurs du Québec et du Nouveau-Brunswick.

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