CLEMENT ALLARD Nicole Léger

QUÉBEC – Les 214 garderies privées subventionnées qui ont pris part au mouvement de grève mercredi à travers tout le Québec devront acquitter des amendes totalisant 802 500 $.

Selon les données rendues disponibles jeudi par le ministère de la Famille, le tiers des 654 établissements privés qui bénéficient du soutien financier de l’État ont fermé leurs portes mercredi pour protester contre les coupes de 14,9 millions $ imposées par Québec.

Ces établissements vont recevoir sous peu un «avis de non-conformité» assorti d’une pénalité de 3750 $. Le montant sera déduit des subventions que leur verse l’État.

Comme ils jugent ne pas être en situation de bris de contrat avec le gouvernement, les représentants des garderies privées ont déjà indiqué qu’ils contesteront les sanctions.

D’ailleurs, ils entendent tenir une nouvelle «journée de fermeture» le 30 mai si l’impasse perdure avec la ministre de la Famille, Nicole Léger.

Dans l’hypothèse d’une deuxième journée de débrayage, la pénalité financière sera haussée à 4375 $ par établissement et passera à 5000 $ s’il y a une troisième journée sans service de garde.

Au bureau de la ministre de la Famille, un porte-parole a indiqué jeudi qu’aucune nouvelle rencontre n’est prévue pour l’instant avec les représentants des entreprises de garde privées.

La veille, Mme Léger est demeurée inflexible sur ses exigences. Tout au plus, elle s’est dit prête à discuter avec ses vis-à-vis de la façon «d’aménager» la compression de 14,9 millions $.

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