VANCOUVER – Un organisme de la Colombie-Britannique voit ses peurs concernant les impacts environnementaux de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA) se matérialiser, spécialement sous le régime des conservateurs.

West Coast Environmental Law (WECL) a soumis un mémoire à la Commission de coopération environnementale (CCE) de l’ALÉNA, qui consulte la population sur les 20 ans de l’ALÉNA et de l’entente parallèle, l’Accord nord-américain de coopération dans le domaine de l’environnement (ACNADE).

La CCE avait été créée pour rassurer ses adversaires, notamment les groupes environnementaux, qui craignaient que le libre-échange «nuise à l’environnement en encourageant les pays à instaurer des refuges pour pollueurs, à adopter des lois environnementales laxistes ou à omettre d’assurer l’application efficace de ces lois».

Selon le WCEL, c’est précisément ce qui s’est passé au Canada depuis l’arrivée au pouvoir des conservateurs.

Dans un mémoire déposé mercredi, l’organisme soutient que le gouvernement Harper a violé l’accord en adoptant des changements législatifs inclus dans deux lois omnibus.

Le groupe pointe spécifiquement des changements à la Loi sur les pêches, qui, selon lui, nuisent à la protection des habitats des poissons et modifient la manière dont le Canada conduit des évaluations environnementales.

Il croit que ces changements élimineront des milliers d’évaluations environnementales, notamment sur des projets qui pourraient avoir des impacts majeurs sur l’environnement, comme les pipelines.

En outre, le WCEL reproche à l’ACNADE son impuissance.

Le mémoire de West Coast Environmental Law survient au lendemain du dépôt à la Cour fédérale d’une poursuite intentée par des groupes environnementaux. Ceux-ci allèguent que les changements législatifs limitent leur capacité à soumettre les projets de pipeline en audiences réglementaires.

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