Archives Métro La candidate caquiste dans le comté de Chauveau, Jocelyne Cazin.

Après un an d’essais auprès de dirigeants politique et d’entreprise, une organisation ayant l’objectif de réinstaurer la confiance de la population a officiellement lancé ses activités, mercredi.

«Pour instaurer une réelle culture d’éthique, il faut repenser les outils utilisés par les entreprises, comme les codes de déontologie, qui sont souvent insuffisants, voire bidons», déclare Me Donald Riendeau, fondateur du nouvel Institut de la confiance dans les organisations (ICO). Cet organisme à but non lucratif offre des services d’accompagnement d’organismes publics et privés, pour instaurer de pratiques qui «solidifieront la confiance à l’interne et à l’externe». L’ICO prendra aussi position sur des enjeux d’actualité, précise-t-il.

Depuis près de dix ans, M. Riendeau agit comme conseiller en éthique et en gouvernance, il a d’ailleurs travaillé pour la Commission de la Construction du Québec. Il décidé de fonder l’ICO, car il a trop souvent constaté «qu’à la base des entreprises, la confiance règne entre collègues, mais plus on monte dans la hiérarchie, plus ça s’effiloche».

Avant de dévoiler publiquement l’existence de l’ICO, le fondateur a voulu «tester» ses programmes d’intervention durant une année. Il a notamment fait affaire avec l’Agence métropolitaine de transport, Astral, Communauto, ainsi qu’une municipalité et deux stations de police de Montréal (dont il a refusé de divulguer les noms).

«Les résultats sont déjà concluants», assure la journaliste Jocelyne Cazin, co-fondatrice de l’ICO. Cette dernière estime que l’institut arrive à un moment-clé, où le cynisme ambiant irrite tellement les gens «qu’ils sont prêts à participer à changer les mauvais comportements de leur organisation».

L’idée d’offrir des services de réorganisation n’est pas nouvelle, soutient Frédéric Lapointe, président de la Ligue d’action civique. «Mais il est important d’avoir des organismes qui tentent d’offrir des solutions à la crise morale que traversent les leaders corporatifs et politiques», ajoute-t-il.

L’ICO a le potentiel d’aider à contrer le malaise collectif, estime Andrée Dupont, professeure en gestion à l’Université de Sherbrooke. Selon elle, les formations visant à instaurer un dialogue plus honnête entre employeurs et employés, ou entre dirigeants et citoyens, participeront à ramener un sentiment de confiance dans le système.

Sondage: Manque de confiance
L’Institut de la confiance dans les organisations a réalisé une enquête d’opinion auprès d’environ 1000 répondants sur la confiance. Voici quelques résultats.
83% sont d’avis que le climat de confiance au Québec s’est détérioré depuis 10 ans.
34% croient qu’il est plus facile d’arriver au somment d’une organisation en étant corrompu, 42% estiment que c’est mieux en étant honnête.
55% estiment que les politiciens se soucient davantage de leur intérêt personnel que du bien-être collectif.

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