Québec solidaire et le Parti vert du Québec se sont déjà résignés à affronter la campagne électorale imminente, bien qu’ils désapprouvent la décision de Jean Charest.

«M. Charest prend la population en otage pour des raisons purement partisanes. Près de 70 % de la population ne veut pas aller en élection. Le problème c’est que, une fois élu, le parti au pouvoir cesse d’écouter les gens», a fait valoir le chef du Parti vert, Guy Rainville.

Françoise David, la porte-parole de Québec solidaire, abonde dans le même sens. «Jean Charest sait qu’il se fera élire. Sa décision n’a rien à voir avec une supposée dysfonction de l’Assemblée nationale. Cela démontre le peu de sens démocratique dont il fait preuve», dit-elle.

Malgré tout, les deux partis se disent prêts à entamer une éventuelle campagne électorale. «Ça nous aurait fait plaisir d’avoir plus de temps pour nous préparer […], mais nous aurons le financement nécessaire», a assuré M. Rainville, dont le parti a déjà recruté une soixantaine de candidats.

Québec solidaire avait déjà prévu le coup en adoptant sa plate-forme électorale et en mettant sur pied son comité électoral au printemps dernier. «Pour l’instant, on espère avoir trouvé nos 125 candidats d’ici une dizaine de jours», a affirmé Mme David. Son parti débutait d’ailleurs sa campagne de financement hier.

Guy Rainville, qui a succédé à Scott McKay au mois de mars, juge qu’il n’a pas encore bénéficié d’une couverture médiatique suffisante. «C’est le moment de me faire connaître du public», a-t-il conclu.

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