Les professionnels de l’enseignement ont profité de la deuxième édition de la Semaine pour l’école publique pour rappeler les défis auxquels ils font face, notamment la compétition que leur fait l’école privée.
Une cinquantaine d’années après sa création, l’école publique perd des plumes, selon le président de la Fédération autonome de l’enseignement, Pierre St-Germain. Outre les coupures de budget, le système public est en compétition avec l’école privée, financées à près de 60 % par l’État.
Selon le président, les 500 M$ de dollars qui partent dans les caisses du privé chaque année sont autant de subventions qui devraient renflouer les coffres des établissements du ministère de l’Éducation. En drainant les meilleurs étudiants, les institutions privées augmentent la proportion d’élèves en difficulté dans les classes du réseau public, qui ne peut les aider adéquatement, faute de moyens.
«La réforme [aussi appelée Renouveau pédagogique et implantée en 2000-2001] a également fait que nous nous en sortons moins bien, ajoute Pierre St-Germain. De nombreux parents ont placé leurs enfants dans des écoles privées pour l’éviter.» La porte-parole de l’évènement, Claire Pimparé, a tenu à rappeler l’importance du bien commun qu’est l’éducation publique. «On a tendance à oublier nos écoles, mais nos enfants y passent huit heures par jour, alors pourquoi n’en prendrions-nous pas soin?»
Échange public
Un échange public avec les principales fédérations du domaine de l’enseignement aura lieu jeudi à 19 h 30, à l’Hôtel Gouverneur – Place Dupuis, sur le thème «Une école universelle au Québec, comment y arriver?»