Jean-François Lajoie, président de l'AMQ

Pour améliorer le système de santé québécois, l’Association médicale du Québec (AMQ) a décidé de s’inspirer de deux cliniques, l’une aux États-Unis et l’autre en Colombie-Britannique. Une mission d’observation sera prochainement organisée par l’association pour permettre au personnel hospitalier et à des chercheurs québécois de rencontrer leurs collègues du Providence Health Care Medical Center (Colombie-Britannique) et du Cleveland Clinic Health Center (États-Unis). Jean-François Lajoie, président de l’AMQ, précise pour Métro les objectifs et les attentes de cette mission.

Que cherchez-vous à améliorer dans la santé au Québec grâce à ces missions ?
Pour nous, le principal but de ces missions est d’observer comment ces cliniques gèrent les patients atteints de maladies chroniques. Nous sommes convaincus que les personnes atteintes de ce type de maladies peuvent être mieux suivies tout en passant moins de temps dans les hôpitaux québécois. Le volet des technologies de l’information est l’un des points essentiels: on veut voir comment celles-ci sont utilisées pour aider au traitement et au suivi des patients. À Cleveland par exemple, un dossier électronique permet d’établir un contact permanent entre les établissements de santé, les établissements communautaires, les médecins, le patient, etc.

Pourquoi avoir sélectionné ces deux cliniques ?
On voulait s’inspirer d’un modèle idéal, et le Cleveland Clinic Heath Center est l’une des cinq meilleures cliniques aux États-Unis. Leur utilisation des nouvelles technologies est vraiment innovatrice et c’est ce savoir que l’on aimerait ramener ici, au Québec. On voulait aussi voir comment ça se passait autre part au Canada, notamment dans la gestion des patients. Le Providence Health Care Medical Center, en Colombie-Britannique, a récemment procédé à des changements importants dans la prise en compte des patients et de leur entourage. Une meilleure organisation générale de la clinique leur a permis d’être plus efficace.

Aurez-vous les moyens de concrétiser ces observations au Québec ?
Je pense que oui. On a déjà beaucoup investi dans le domaine des technologies de l’information, en particulier dans le cadre du Dossier santé Québec actuel. Il faut continuer d’investir, et je suis confiant. Pour ce qui est de la meilleure organisation des hôpitaux, il s’agit plus d’une question de volonté de la part des administrations que de moyens. Une fois que l’on aura vu un nouvel exemple d’organisation, il faudra mettre en Å“uvre nos observations.

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