Le nombre de patients qui se plaignent de devoir payer frais médicaux ne cesse d’augmenter, se plaint le Collège des médecins qui demande à Québec de clarifier la situation.

Dans la ligne de mire, les frais accessoires qu’imposent, parfois abusivement, certains cabinets médicaux à leurs patients pour rentrer dans leurs frais. «Le Collège ne peut pas passer le reste de son année à enquêter, au cas par cas, sur des litiges commerciaux. Ce qui nous intéresse, c’est plutôt de s’assurer de la qualité de soins», a déclaré mardi le  Dr Charles Bernard, pdg du Collège des médecins.

Le cas du Lucentis, en un parmi d’autres. Les gouttes préparatoires à l’administration de ce traitement pour stopper la perte de vision sont facturées plus de 200$, alors qu’elles en valent que 15$. Ce genre de frais permet notamment aux médecins de rembourser ses frais d’équipement qui ne lui sont que peu ou pas remboursés par la Régie de l’assurance maladie.

Il y a des abus convient le Collège des médecins. Deux dossiers disciplinaires sont d’ailleurs en cours. «Le ministre doit clarifier les règles, les patients ne s’y retrouvent plus et les médecins ne savent plus ce qu’ils doivent facturer», s’inquiète le Collège des médecins. Le Collège demande que la loi datant d’une quarantaine d’années soit revue.

«On va regarder tous les frais qui sont chargés aux patients, comment on pourrait réussir à encadrer cela pour que ce soit quelque chose qui est raisonnable et qui soit juste», a commenté le ministre Bolduc.

Les élus se penchent actuellement sur la question dans le cadre du projet de loi 127 qui vise à améliorer la gestion du réseau de la santé et des services sociaux. Il entendait mardi la Protectrice du citoyen, Raymonde Saint-Germain.

Selon elle, «l’accès à des services de qualité clairement définis, bien intégrés et dispensés à des coûts raisonnables passe par un allègement des structures, une imputabilité renforcée et une clarification du panier de service que l’on ne retrouve pas dans ce projet de loi». La Fédération des médecins spécialistes réagira mercredi.

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