MONTRÉAL – Des chercheurs américains ont déterminé que les symptômes du sevrage de la nicotine sont attribuables à des neurones dans une région bien spécifique du cerveau, ce qui pourrait ouvrir la voie au développement de nouvelles thérapies pour aider les fumeurs à écraser pour de bon.

Le chercheur Andrew Tapper, de la faculté de médecine de l’Université du Massachusetts, s’est dit très surpris de constater qu’une seule population de neurones au coeur d’une seule région du cerveau contrôle les symptômes physiques du sevrage de la nicotine.

Les études menées sur des souris par M. Tapper et ses collègues leur ont permis de déterminer que la zone du cerveau responsable de ces symptômes est le noyau interpédonculaire.

Lorsque ces neurones étaient stimulés artificiellement avec de la lumière, les animaux adoptaient des comportements ressemblant à ceux associés au sevrage, peu importe qu’ils aient été ou non exposés à la nicotine. Et lorsqu’on réduisait l’activité de ces neurones, les symptômes du sevrage diminuaient.

L’implication du noyau interpédonculaire est logique, puisque cette région du cerveau est reliée à des zones cérébrales associées à l’utilisation de la nicotine, à la réponse à la nicotine et à l’anxiété. Le noyau est aussi bourré de récepteurs ciblés par la nicotine.

Cette découverte pourrait également se révéler utile dans le traitement d’autres dépendances, puisque le tabagisme est fortement répandu chez les toxicomanes.

Les conclusions de cette étude ont été publiées jeudi dans le journal médical Current Biology.

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