Le nombre d’emplois dans les secteurs de la santé, de l’éducation et de la fonction publique qui utilisent principalement l’anglais est disproportionné par rapport au poids démographique de la population anglophone du Québec.

Selon une étude sur la langue de travail dans les services publics, publiée lundi par l’Institut de recherche sur le français en Amérique (IRFA), les emplois qui requièrent l’utilisation de l’anglais comptent pour 13,9% des emplois offerts au Québec. Pourtant, le poids démographique des anglophones dans la Belle province n’est que de 8,7%.

«Les secteurs de la santé, de l’éducation et de la fonction publique sont intéressants à étudier puisque, dans une large mesure, les gouvernements y contrôlent la langue de travail, a soutenu Patrick Sabourin, président de l’IRFA et étudiant au doctorat en démographie au centre Urbanisation, culture et société de l’Institut national de la recherche scientifique. Il est répandu de blâmer les effets anglicisants de la mondialisation et du commerce international, mais les secteurs publics en sont essentiellement à l’abri!»

L’IRFA conclut qu’en finançant la santé, l’éducation et la fonction publique, les gouvernements fédéral, provincial et municipal soutiennent directement et indirectement un part disproportionné d’anglais au Québec. Selon l’Institut, les secteurs publics de langue anglaise du
Québec comptent 50 000 emplois de plus qu’ils ne devraient étant donné
le poids démographique des anglophones.

Fait à noter, la situation du français dans le reste du Canada ne suit pas la même tendance que celle de l’anglais au Québec. En général, le poids démographique des francophones est plus élevé que le poids du secteur public de langue française.

Ainsi, alors que les francophones représentent 33,4% de la population du Nouveau-Brunswick, les emplois qui requièrent le français dans le secteur public de la province représente 31,8% de tous les emplois offerts.

Dans le reste du Canada, le poids démographique des francophones est de 2,2% alors que les emplois du secteur public qui utilisent le français représentent 1,3%.

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