Chris Young Carmine Marcello; Anthony Haines; Kathleen Wynne. Chris Young / La Presse Canadienne

TORONTO – La première ministre de l’Ontario a assuré mercredi que son refus de rencontrer le controversé maire de Toronto pour discuter des affaires de la ville n’était pas motivé par une quelconque vengeance politique.

Kathleen Wynne a souligné qu’elle ne faisait que se plier à la décision du conseil municipal, qui a retiré plusieurs pouvoirs à Rob Ford en novembre dernier.

«Le conseil municipal a pris une décision sur la direction de la ville. J’ai donc agi en ce sens et rencontré le maire adjoint, qui est assume le leadership au conseil municipal, et c’est ce que je vais continuer à faire», a-t-elle expliqué.

«Je me dois d’être très stratégique dans les rendez-vous que je prends, et il est donc de mon devoir de rencontrer la personne responsable qui détient l’autorité», a précisé Mme Wynne mercredi.

«Le conseil municipal a accordé les responsabilités de direction au maire adjoint Norm Kelly, et c’est à lui que je m’adresserai tant et aussi longtemps que cette situation perdurera.»

La veille, le maire Ford avait sollicité une rencontre en tête-à-tête, la semaine prochaine, à la première ministre, ce qui lui a été refusé.

Dans un communiqué publié en après-midi, mercredi, M. Ford se dit «très déçu» par la décision de Mme Wynne.

«J’aimerais rappeler à la première ministre Wynne que je suis toujours à la tête du conseil municipal, et le représentant officiel de la Ville de Toronto. De tels pouvoirs ne peuvent être annulés que par les Torontois à l’occasion des élections générales», a-t-il écrit.

M. Ford, qui a déjà annoncé sa candidature au scrutin d’octobre prochain, a réitéré sa demande d’une rencontre «urgente» avec la première ministre afin de déterminer les modalités de l’aide gouvernementale dans le dossier de la crise du verglas de décembre.

«Mon seul et unique objectif est de représenter les intérêts des contribuables torontois et de trouver une façon de payer pour les dommages laissés par cette tempête sur notre ville», a-t-il déclaré.

M. Ford avait été dépouillé de ses pouvoirs après avoir admis, l’automne dernier, qu’il avait fumé du crack un soir où il était ivre. Il a aussi admis avoir déjà acheté de la drogue.

Mais le maire détenait encore le pouvoir de décréter l’état d’urgence lors de la tempête de verglas, le mois dernier. S’il l’avait fait, la prise de décisions aurait toutefois été transférée au maire adjoint.

Mme Wynne a précisé que même si M. Ford n’avait pas usé de ce pouvoir, Queen’s Park ne modifierait pas l’aide offerte à Toronto pour se remettre de cette crise.

«J’ai été très claire là-dessus: toute l’aide demandée par les municipalités touchées sera rendue disponible, qu’un état d’urgence ait été déclaré ou non», a soutenu la première ministre.

Selon des employés municipaux, les coûts de nettoyage suite à la crise du verglas de décembre s’élèvent, pour la Ville, à au moins 106 millions $.

Lundi, le conseil municipal a demandé au gouvernement provincial de déclarer la ville «zone sinistrée», ce qui permettrait à Toronto de toucher des fonds d’aide pour le nettoyage des dégâts.

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