OTTAWA – Les Canadiens qui vivent avec un handicap font face à des défis persistants qui affectent leur bien-être et ils doivent composer avec un plus haut taux de pauvreté, peut-on lire dans un rapport rendu public mardi.

Quatre ans après la ratification par le gouvernement fédéral de la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées, Ottawa a publié son premier rapport de suivi.

Le document de 61 pages, qui a été préparé conjointement par les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux, note que le niveau de pauvreté des Canadiens handicapés demeurent toujours un défi, tout comme leur accession au marché du travail.

Le rapport décrit abondamment les multiples programmes développés par les différents ordres de gouvernement pour encourager et faciliter la participation des personnes handicapées aux activités sportives, à l’éducation post-secondaire ou encore au système de justice.

Aucune donnée n’est toutefois fournie sur les taux de succès de ces initiatives.

Ottawa alloue 222 millions $ annuellement aux provinces et territoires pour développer et offrir des programmes destinés à augmenter les possibilités d’emplois pour ceux et celles vivant avec un handicap. Parallèlement, les gouvernements provinciaux et territoriaux doivent offrir une aide équivalente pour les quatre prochaines années.

De plus, le gouvernement conservateur a annoncé, dans le budget dévoilé la semaine dernière, l’allocation de 15 millions $ sur trois ans à l’Association canadienne pour l’intégration communautaire pour sa nouvelle stratégie de création d’emplois.

Malgré cela, la majorité des Canadiens vivant avec un handicap serait sous-employé ou encore sans emploi.

Environ un Canadien sur sept vit avec un handicap physique ou mental. Les principaux handicaps chez les adultes sont reliés à la douleur ou encore aux enjeux de mobilité et d’agilité, révèle le rapport.

La coordonnatrice nationale pour le Conseil des Canadiens avec déficiences, Laurie Beachell, reproche au gouvernement de ne pas avoir adhéré à l’article 33 de la convention onusienne qui concerne la désignation d’un organe de contrôle indépendant pour assurer la bonne application de la convention.

«Cette convention était la première à exiger la désignation d’un organe de contrôle mais le gouvernement a décidé de ne pas le faire, il a décidé de ne pas nommer la Commission canadienne des droits de la personne ou un autre organe», a-t-elle décrié.

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